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Château de Gallerande à Luché-Pringé dans la Sarthe

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château Médiéval et Renaissance

Château de Gallerande

    Le Bourg
    72800 Luché-Pringé
Château de Gallerande
Château de Gallerande

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1173
Premier seigneur connu
1275
Construction de la chapelle
XIIIe siècle
Fondation de la chapellenie
1360
Destruction de la chapelle
1426
Incendie du donjon
XVe siècle
Reconstruction Renaissance
1576
Érection en marquisat
1647
Rebâtiment de la chapelle
1822
Vente à la famille de Sarcé
1985
Légation à l’ordre de Malte
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Inscrit MH

Personnages clés

Garin de Galaranda - Premier seigneur connu Propriétaire en 1173.
Robin II de Clermont - Fondateur de la lignée Époux de l’héritière vers 1210.
Robin III - 6e seigneur de Clermont-Gallerande Fonde une chapellenie en 1275.
Louis II de Clermont-Gallerande - Chambellan du roi René Reconstruit le château au XVe.
Georges Ier de Clermont-Gallerande - Premier marquis Titré par Henri III en 1576.
Anne de la Planche de Ruillé - Dernière héritière Lègue le château en 1985.
Robin III de Clermont-Gallerande - Sixième seigneur Fonde la chapellenie familiale.

Origine et histoire

Le château de Gallerande, situé à Pringé sur la commune de Luché-Pringé (Sarthe), trouve ses origines au XIIe siècle comme forteresse médiévale. Propriété de la famille de Clermont-Gallerande pendant près de 600 ans, il est d’abord une place forte modeste, dotée d’une chapelle (le Douet) construite en 1275. Au Moyen Âge, le château subit les assauts de la guerre de Cent Ans : sa chapelle est détruite en 1360, et le donjon est incendié par les Anglais en 1426 après leur retraite. La famille seigneuriale, absente pendant les conflits, confiait alors sa défense à des capitaines locaux, comme Guillaume Grugelin, dont la reddition sans combat en 1421 marque un épisode sombre.

Au XVe siècle, sous Louis II de Clermont-Gallerande (chambellan du roi René d’Anjou), le château est reconstruit dans un style Renaissance, abandonnant son caractère défensif pour des logis plus confortables. En 1576, Henri III érige la seigneurie en marquisat, unifiant plusieurs terres environnantes. La chapelle du Douet est rebâtie en 1647, mais les guerres de Religion laissent aussi leur trace : le château est occupé par les ligueurs. L’architecture actuelle, avec ses tours cylindriques et son corps de logis, date de cette période de transition entre Moyen Âge et époque moderne.

À partir du XIXe siècle, le château change de mains : vendu en 1822 à la famille de Sarcé, il est légué en 1985 à l’ordre souverain de Malte par sa dernière héritière, Anne de la Planche de Ruillé. Parmi ses trésors, un tableau de Georges de La Tour, Saint-Thomas à la Pique, est acquis par le Louvre pour 32 millions de francs avant la vente du domaine à un propriétaire américain. Aujourd’hui propriété privée, le château n’est pas ouvert au public, mais son parc boisé et ses dépendances du XVIIIe siècle (colombier, casernes) rappellent son passé seigneurial et militaire.

Le domaine s’étend autour d’un long canal séparant les parterres de la route, avec en arrière-plan une colline descendant vers le Loir. Les quatre tours cylindriques et les deux tours quadrangulaires encadrent un logis principal et une aile en retour, illustrant l’évolution d’une forteresse en résidence aristocratique. Les archives mentionnent aussi des liens avec des terres angevines comme Montrevault, où les seigneurs se réfugiaient pendant les conflits.

La famille de Clermont-Gallerande, issue de l’union entre l’héritière Garin de Galaranda (mentionné dès 1173) et Robin II de Clermont vers 1210, domine l’histoire du lieu. Leurs alliances matrimoniales, comme celle de Jean II avec l’héritière de Mervé vers 1380, agrandissent progressivement le domaine. La chapellenie fondée en 1275 dans l’église Notre-Dame de Pringé servait de sépulture familiale, soulignant leur ancrage local jusqu’à la Révolution.

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Conditions de visite

  • Conditions de visite : Ouvert pour les journées du patrimoine