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Château de Galleville à Doudeville en Seine-Maritime

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château de style Louis XIII
Seine-Maritime

Château de Galleville

    Rue du Château 
    76560 Doudeville
Propriété d'une société privée
Château de Galleville
Château de Galleville
Château de Galleville
Château de Galleville
Château de Galleville
Château de Galleville
Crédit photo : JYL12 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1660
Acquisition de la terre
1702
Héritage des Villars
1764
Vente par le duc
fin XVIIe siècle
Construction du château
1905-1906
Restauration majeure
1943
Incendie pendant la guerre
4 mai 1984
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du château, des deux bâtiments des communs, des deux pavillons de garde et du colombier ; deux allées plantées à l'est et à l'ouest du château ; ensemble des murs de clôture y compris le saut-de-loup à l'ouest et ceux entourant l'avant-cour et la cour d'honneur avec le saut-de-loup et le pont ainsi que la grille d'entrée (cad. B 182 à 184, 186 à 189, 194, 196, 202, 215 à 217) : classement par arrêté du 4 mai 1984

Personnages clés

Jacques Roque - Seigneur de Varengeville Commanditaire présumé du château.
Jeanne Angélique Roque de Varengeville - Héritière et duchesse Épouse du maréchal de Villars.
Claude Louis Hector de Villars - Maréchal de France, duc Propriétaire au début XVIIIe.
René Martin - Architecte Dirige la restauration 1905-1906.
Alphonse Guilloux - Sculpteur Participe à la restauration 1905.
Baron d'Etchegoyen - Propriétaire post-guerre Restaure après l’incendie 1943.

Origine et histoire

Le château de Galleville est une demeure de la fin du XVIIe siècle, édifiée dans le style Louis XIII sur la commune de Doudeville, en Seine-Maritime. Acquise en 1660 par Jacques Roque, seigneur de Varengeville, la terre est transformée en un château représentatif des résidences seigneuriales de l’époque, mêlant brique, grès et silex. Le domaine passe ensuite à sa fille, Jeanne Angélique Roque de Varengeville, épouse du maréchal de Villars, qui en hérite en 1702.

Au XVIIIe siècle, le château change plusieurs fois de mains, notamment après la vente par le second duc de Villars en 1764. Occupé par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, il subit un incendie en 1943, puis est restauré après le conflit. Une première restauration majeure a lieu en 1905-1906 sous la direction de l’architecte René Martin, tandis que des travaux ultérieurs préservent son caractère historique.

Classé monument historique en 1984, le château se distingue par son long corps de logis flanqué de deux ailes, son parc remarquable et ses dépendances (communs, pavillons, colombier). Les façades, toitures et éléments paysagers (allées, murs, saut-de-loup) sont protégés, illustrant l’importance patrimoniale du site. Propriété privée, il incarne l’héritage architectural et noble de la Normandie.

Le domaine reflète les mutations sociales de son époque : de résidence aristocratique au XVIIe siècle (liée à la cour de Louis XIV via les Roque et les Villars) à propriété bourgeoise puis internationale aux XIXe-XXe siècles. Son occupation pendant la guerre et ses restaurations successives témoignent de sa résilience et de son ancrage local.

Les sources historiques, comme les travaux de Georges Dubosc (1921) ou les archives de la base Mérimée, soulignent son rôle dans le paysage des châteaux cauchois. Aujourd’hui, bien que privé, il reste un symbole du patrimoine normand, alliant histoire, architecture et nature.

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