Frise chronologique
VIIIe siècle
Origines féodales
Origines féodales
VIIIe siècle (≈ 850)
Construction du premier château fort par les comtes.
XIIe siècle
Chapelle romane
Chapelle romane
XIIe siècle (≈ 1250)
Hugues de Naillac édifie l’église actuelle.
XVIIe siècle
Siège et destruction
Siège et destruction
XVIIe siècle (≈ 1750)
Brûlé et pillé par les armées de Turenne.
1750 (XVIIIe siècle)
Reconstruction classique
Reconstruction classique
1750 (XVIIIe siècle) (≈ 1850)
Olympe de Chevigny fait bâtir le manoir actuel.
1942
Classement partiel
Classement partiel
1942 (≈ 1942)
Protection de la tour médiévale.
2023
Acquisition récente
Acquisition récente
2023 (≈ 2023)
Racheté par Thierry Breton.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour de l'ancien château : classement par arrêté du 3 décembre 1942 ; Façades et toitures du corps de logis ; terrasse Sud, y compris son mur de soutènement ; tour carrée à l'Est ; escalier intérieur avec sa rampe (cad. AC 139) : inscription par arrêté du 17 septembre 1986
Personnages clés
| Hugues de Naillac - Seigneur de Gargilesse (XIIe siècle) |
Constructeur de la chapelle romane. |
| Charlotte de Rochefort - Propriétaire (début XVIIe siècle) |
Vend le château aux du Bost. |
| Olympe de Chevigny - Commanditaire (XVIIIe siècle) |
Fait reconstruire le manoir actuel. |
| Thierry Breton - Propriétaire actuel (depuis 2023) |
Commissaire européen, acquéreur récent. |
Origine et histoire
Le château de Gargilesse-Dampierre trouve ses origines au VIIIe siècle, lorsque les comtes de Gargilesse y édifièrent un château fort pour défendre leur fief. Ce site stratégique, marqué par des conflits incessants, fut renforcé au fil des siècles. Au XIIe siècle, Hugues de Naillac, devenu seigneur par mariage, y construisit une chapelle romane, aujourd’hui église du village, témoignant de l’importance religieuse et seigneuriale du lieu.
Au XIIIe et XIVe siècles, l’enceinte féodale, dont il ne reste que la poterne et des contreforts, fut érigée. La tour carrée, datant du XVIIe siècle, servait initialement de tombeau aux seigneurs. Le château subit un siège dévastateur par les armées de Turenne au XVIIe siècle, entraînant sa destruction partielle par le feu. Les maçonneries anciennes (tours médiévales, porte à bossages) furent réutilisées pour sa reconstruction.
Au XVIIIe siècle, Olympe de Chevigny, épouse de Louis Charles du Bost du Breuil, fit édifier sur les ruines un manoir de style classique, intégrant les vestiges médiévaux. Le corps de logis actuel, adossé au chevet de l’église et à l’ancienne poterne, date des XVIe et XVIIIe siècles. Classé partiellement en 1942 et inscrit en 1986 aux Monuments Historiques, le château fut acquis en 2023 par Thierry Breton, commissaire européen.
L’architecture actuelle mêle ainsi des éléments défensifs médiévaux (tours, porte fortifiée) et des ajouts classiques (fenêtres à encadrement de briques, terrasses). Le site illustre l’évolution d’une forteresse féodale en résidence seigneuriale, puis en propriété privée, tout en conservant des traces de son passé guerrier et religieux.