Rénovation par René Cléreau 1590 (≈ 1590)
Inscription « RC 1590 AH » attestée.
1640
Construction d’une chapelle
Construction d’une chapelle 1640 (≈ 1640)
Détruite ultérieurement (XIXe siècle).
4e quart XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale 4e quart XVIe siècle (≈ 1687)
Logis-porche et dispositifs défensifs édifiés.
1870
Destructions majeures
Destructions majeures 1870 (≈ 1870)
Partie du XVIe siècle rasée.
14 juin 1995
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 14 juin 1995 (≈ 1995)
Façades et toitures protégées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble des façades et toitures (cad. ZV 91) : inscription par arrêté du 14 juin 1995
Personnages clés
René Cléreau - Commanditaire des travaux
Auteur de la rénovation de 1590.
Origine et histoire
Le château de Gatine est un édifice du 4e quart du XVIe siècle, situé sur la commune de Fougeré (Maine-et-Loire, Pays de la Loire). Il se distingue par son logis-porche daté de 1590, intégré à un dispositif défensif construit lors des guerres de Religion. Le pont-levis, doublé d’un abri à bateau, enjambe des douves, reflétant son rôle à la fois résidentiel et militaire. Une inscription (« RC 1590 AH ») atteste des travaux menés par René Cléreau, figure associée à sa transformation.
En 1640, une chapelle est ajoutée au domaine, mais elle disparaît au 3e quart du XIXe siècle, période durant laquelle d’importantes destructions affectent le château originel. En 1870, une partie des bâtiments du XVIe siècle est rasée, et un manoir de style « Louis XIII » est érigé à l’est, avant d’être lui-même détruit au XXe siècle. Seul l’ensemble des façades et toitures subsistantes est inscrit aux Monuments Historiques par arrêté du 14 juin 1995, sous la propriété d’une société privée.
Le site illustre les mutations architecturales et stratégiques des châteaux angevins entre Renaissance et époque moderne. Son histoire mêle héritage défensif, adaptations résidentielles et pertes patrimoniales, tout en conservant des éléments emblématiques comme le logis-porche ou les douves. Les sources (Mérimée, Monumentum) soulignent son ancrage dans le paysage local, entre Baugé-en-Anjou et Fougeré, deux communes aujourd’hui liées administrativement.