Acquisition par Fontfroide Fin du XIIe siècle (≈ 1295)
Le prieuré et la chapelle sont acquis par le monastère de Fontfroide.
XIIIe siècle
Fondation de la ferme fortifiée
Fondation de la ferme fortifiée XIIIe siècle (≈ 1350)
Fontfroide établit une ferme fortifiée sur le site.
XIVe siècle
Construction du gros œuvre
Construction du gros œuvre XIVe siècle (≈ 1450)
Le gros œuvre des logis et la salle voûtée en berceau datent de cette période.
1791
Vente des biens
Vente des biens 1791 (≈ 1791)
Les biens de l'abbaye, dont la métairie de Gaussan, sont vendus.
XIXe siècle
Rénovation majeure
Rénovation majeure XIXe siècle (≈ 1865)
Les bâtiments sont largement remaniés et la chapelle est aménagée.
1986
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1986 (≈ 1986)
Le château est partiellement inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade Est, façade Sud et toitures correspondantes ; cage d'escalier ; décor intérieur de la bibliothèque et du grand salon du corps de logis ; chapelle du XIXe siècle avec sa salle basse du XIVe siècle (cad. D 12) : inscription par arrêté du 8 janvier 1986
Origine et histoire du Château de Gaussan
Le château de Gaussan est situé à Bizanet, dans le département de l'Aude. En 1178, la chapelle rurale Saint-Étienne-de-Gaudia fut unie au prieuré régulier de Sainte-Eugénie. À la fin du XIIe siècle, ce prieuré et la chapelle furent acquis par le monastère de Fontfroide, qui y établit dès le XIIIe siècle une ferme fortifiée restée sa possession jusqu'au XVIIIe siècle ; en 1791 les biens de l'abbaye, dont la métairie de Gaussan, furent mis sous séquestre puis vendus la même année. L'actuel ensemble, pour l'essentiel à vocation viticole, comprend des bâtiments majoritairement construits au XIXe siècle. Le terme « château » désigne plus particulièrement quatre corps de logis qui ferment une cour intérieure rectangulaire ; ces constructions ont été très largement remaniées au XIXe siècle, mais leur gros œuvre date en grande partie du XIVe siècle. Les façades Est et Sud sont surmontées d'un dispositif défensif établi au XIXe siècle — créneaux sur mâchicoulis — qui semble reprendre un dispositif antérieur ; les corbeaux constitués de trois quarts de rond en encorbellement sont d'origine. La porte d'entrée présente un arc en plein cintre dont le revers est muni d'une gaine pour la herse, avec un second arc en plein cintre plus bas ; cette façade est cantonnée de deux échauguettes d'angle en encorbellement, remaniées au XIXe siècle. Les façades sur cour, d'origine XIVe, ont été réordonnées au XIXe siècle, notamment pour les ouvertures. Le corps central abrite au rez-de-chaussée une vaste salle couverte en berceau brisé, datée de la fin du XIIIe–XIVe siècle, tandis que l'étage accueille une chapelle désaffectée aménagée au XIXe siècle. Le logis sud contient les pièces d'habitation ; au premier étage se trouve la « chambre de l'évêque », couverte d'une fausse voûte d'ogives à liernes et tiercerons. Au rez-de-chaussée, la plupart des pièces sont plafonnées à la française, à l'exception de la salle à manger et de la cage d'escalier qui sont voûtées. La tour nord‑ouest, ou donjon, de plan rectangulaire, est munie d'archères et couronnée d'un rang de mâchicoulis reposant sur des corbeaux en encorbellement : ces corbeaux sont d'origine, tandis que les arcatures résultent d'aménagements du XIXe siècle, et les créneaux autrefois posés sur les mâchicoulis ont été démolis pour des raisons de sécurité. Le château est partiellement inscrit au titre des monuments historiques en 1986 pour les façades Est et Sud et leurs toitures, la cage d'escalier, le décor intérieur de la bibliothèque et du grand salon du corps de logis, ainsi que la chapelle du XIXe siècle avec sa salle basse du XIVe siècle.