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Château de Gavaudun dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de Gavaudun

    47150 Gavaudun
Propriété de la commune
Château de Gavaudun vue aérienne
Château de Gavaudun
Château de Gavaudun
Château de Gavaudun
Château de Gavaudun
Château de Gavaudun
Château de Gavaudun
Château de Gavaudun
Château de Gavaudun
Château de Gavaudun
Château de Gavaudun
Château de Gavaudun
Château de Gavaudun
Crédit photo : Bernardg - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1160
Première mention et destruction
1271
Cité dans le *saisimentum*
1324-1341
Période anglo-gasconne
XIIIe siècle
Reconstruction du château
1686
Achat par les Belsunce
1796
Destruction et rachat communal
1862
Classement du donjon
1987
Classement étendu
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tour : classement par liste de 1862 ; Le château, à l'exception de la tour déjà classée (cad. D 537) : classement par arrêté du 30 décembre 1987

Personnages clés

Jean d’Assida - Évêque de Périgueux Assiège et détruit le château en 1160.
Arnaud de Lustrac (Naudonnet) - Seigneur et capitaine gascon Combattit les Anglais, résida souvent à Gavaudun.
Marguerite de Lustrac - Baronne de Gavaudun Veuve du maréchal de Saint-André, protégée par Henri de Navarre.
Geoffroy de Vivans - Chef protestant Utilisa le château pendant les guerres de Religion.
Armand Ier de Belsunce - Marquis et acheteur Acquiert Gavaudun en 1686 pour 64 000 livres.
Henri-François-Xavier de Belsunce - Évêque de Marseille Fils d’Armand Ier, célèbre pour son rôle pendant la peste.

Origine et histoire du Château de Gavaudun

Le château de Gavaudun est un ancien château fort du XIIIe siècle, aujourd’hui en ruines, situé sur un éperon rocheux surplombant le vallon de la Lède, dans le département de Lot-et-Garonne. Construit entre le XIIe et le XIIIe siècle, il contrôlait un axe stratégique entre le Périgord et l’Agenais. Son accès unique, une échelle dans un puits vertical creusé dans la roche, en faisait une forteresse quasi imprenable. Le donjon, haut de 25 mètres et composé de cinq étages, a été surélevé au XIVe siècle.

Le château est mentionné dès 1160, lorsque l’évêque de Périgueux, Jean d’Assida, l’assiège pour en chasser des brigands ou des hérétiques, avant de le démolir. Reconstruit peu après, il est cité dans le saisimentum de 1271 lors de la prise de pouvoir royal sur les terres du comte de Toulouse. Pendant la guerre de Cent Ans, il joue un rôle clé dans les conflits franco-anglais, passant entre les mains de familles comme les Baleinx, alliés des Anglais, puis des Durfort, partisans du roi de France.

Au XVe siècle, la seigneurie de Gavaudun échoit à la famille de Lustrac, notamment à Arnaud de Lustrac (dit Naudonnet), capitaine gascon combattant les Anglais. Le château devient un refuge pour Marguerite de Lustrac, veuve du maréchal de Saint-André, puis pour Geoffroy de Vivans pendant les guerres de Religion. Après des héritages complexes, il passe aux mains des d’Auray de Brie au XVIIe siècle, puis est vendu en 1686 à la famille de Belsunce, qui le conserve jusqu’à la Révolution.

En 1796, le château, partiellement détruit et vendu comme bien national, est racheté par la commune de Gavaudun. Seul le donjon, classé monument historique dès 1862, subsiste aujourd’hui, témoignant de son passé militaire et féodal. Les vestiges, incluant des courtines fines et un accès troglodytique, rappellent son rôle stratégique dans l’histoire régionale.

Le site, propriété communale, est protégé au titre des monuments historiques depuis 1862 pour sa tour et 1987 pour le reste des ruines. Son architecture reflète les adaptations défensives médiévales, avec un donjon couvert de créneaux et un système d’accès ingénieux, typique des châteaux gascons de l’époque.

Liens externes

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