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Château de Gemeaux en Côte-d'or

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château
Côte-dor

Château de Gemeaux

    Le Bourg
    21120 Gemeaux
Château de Gemeaux
Château de Gemeaux
Château de Gemeaux
Château de Gemeaux
Château de Gemeaux
Crédit photo : Sdo216 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1282
Construction de la forteresse
1433
Destruction partielle
1682
Rachat par Jean Mochot
1711-1749
Transformation par les Loppin
1914-1917
Hôpital militaire
1989
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château (cad. H 703) : inscription par arrêté du 4 avril 1989

Personnages clés

Guillaume de Grancey - Seigneur et vassal du duc de Bourgogne Obtient le droit de construire en 1282.
Jean Mochot - Trésorier de France Rachète et reconstruit en 1682.
Jean-Claude Loppin - Conseiller au Parlement Acquiert le château en 1711.
Charles-Catherine Loppin - Propriétaire et mécène Agrandit le château (1740-1749).
Edmé Verniquet - Architecte Conçoit les plans des transformations.

Origine et histoire

Le château de Gemeaux trouve ses origines au XIIIe siècle, lorsque Guillaume de Grancey, vassal du duc Robert II de Bourgogne, obtient en 1282 le droit d’y ériger une forteresse. Ce site stratégique, situé sur la route est de Gemeaux (Côte-d’Or), subit dès 1433 des destructions partielles lors des conflits entre Jean IV de Vergy et Guillaume de Châteauvillain. Occupé en 1438 par 700 Écorcheurs, puis progressivement abandonné, il n’est plus qu’un enclos ruiné abritant l’église paroissiale en 1583. Les guerres de Religion et les passages de troupes (comme les Suédois en 1643) achèvent de le dégrader.

En 1682, Jean Mochot, trésorier de France, acquiert les ruines et construit une nouvelle demeure au bas du village. Vendu en 1711 à Jean-Claude Loppin, conseiller au Parlement, le château est profondément remanié de 1740 à 1749 par son fils, Charles-Catherine Loppin, selon les plans de l’architecte Edmé Verniquet. Les jardins sont aménagés, et la décoration intérieure enrichie, bien que modifiée au XIXe siècle par la famille Loppin, propriétaire jusqu’en 1970. La Révolution épargne le château grâce à l’intervention de son propriétaire, qui négocie sa sauvegarde en offrant le vin de ses caves.

Au XXe siècle, le château, en péril, bénéficie d’une restauration salvatrice. Classé monument historique en 1989, il conserve de son passé médiéval la tour de la prison, tandis que le corps principal, couvert d’ardoises et de tuiles vernissées, témoigne de sa reconstruction classique. Pendant la Première Guerre mondiale (1914-1917), il sert d’annexe à l’hôpital militaire d’Is-sur-Tille, accueillant 25 lits pour blessés. Aujourd’hui, il incarne la résilience d’un patrimoine marqué par huit siècles d’histoire.

Liens externes