Frise chronologique
1445-1547
Possession des chevaliers de Deux-Ponts
Possession des chevaliers de Deux-Ponts
1445-1547 (≈ 1496)
Fief familial avant vente au comte de Bitche.
1577
Première mention du château féodal
Première mention du château féodal
1577 (≈ 1577)
Château détruit avant 1661.
1723
Construction du château actuel
Construction du château actuel
1723 (≈ 1723)
Pour Jean Frédéric Dithmar, anobli cette année.
27 juin 1984
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
27 juin 1984 (≈ 1984)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. C 106/8) : inscription par arrêté du 27 juin 1984
Personnages clés
| Jean Frédéric Dithmar - Commanditaire et propriétaire |
Fait construire le château en 1723. |
| Comte Jacques de Bitche - Ancien propriétaire (XVIe siècle) |
Acheteur du fief en 1547. |
| Louis de Carelle - Acquéreur en 1620 |
Commandant de Bitche sous Henri II. |
Origine et histoire
Le château de Gendersberg, situé à Hanviller en Moselle, trouve ses origines au XVe siècle avec un premier château féodal, mentionné en 1577 mais détruit avant 1661. Ce château initial appartenait aux chevaliers bâtards de Deux-Ponts de 1445 à 1547, avant d’être vendu au comte Jacques de Bitche, puis intégré à la seigneurie de Bitche. En 1620, le duc Henri II de Lorraine le cède sous clause de rachat à Louis de Carelle, commandant de Bitche.
Au début du XVIIIe siècle, le fief passe aux mains des sires de Stein et des Diethmar de Gentersberg. Le château actuel est reconstruit dans le deuxième quart du XVIIIe siècle, en 1723, pour Jean Frédéric Dithmar, substitut et receveur des finances du duc de Lorraine au comté de Bitche. Anobli en 1723, Dithmar, également maître des forges de Mouterhouse, fait ériger ce château ainsi que celui de Schmittviller en 1726. Les armoiries des Dithmar et des La Lance de Moranville ornent encore les frontons du bâtiment.
Le château reste dans la famille Dithmar jusqu’à la Révolution française, avant de passer aux comtes de Gudin, qui le possèdent jusqu’en 1877. Le bâtiment, de plan allongé avec des avant-corps aux extrémités, conserve des façades et toitures inscrites aux monuments historiques depuis le 27 juin 1984. Aujourd’hui, il se présente comme une ferme isolée, ayant perdu une partie de ses bâtiments agricoles et de son jardin à la française, visibles sur des plans anciens.
Le site de Gendersberg est également marqué par une toponymie évolutive, reflétant son histoire : Gentersberg (1445), Guntersberg (XVIIIe siècle), ou encore Gendersberg (1755). Ces variations illustrent les transformations linguistiques et administratives de la région, liée au comté de Bitche puis au département de la Moselle.