Frise chronologique
1256
Première mention écrite
Première mention écrite
1256 (≈ 1256)
Attestation dans le cartulaire de Comminges.
1532
Coutume de défense
Coutume de défense
1532 (≈ 1532)
Obligation d’entretien par les habitants.
1899
Protection des vestiges
Protection des vestiges
1899 (≈ 1899)
Arrêté municipal contre le démantèlement.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| M. de Lahondès - Président de la Société archéologique |
A initié la protection du château. |
Origine et histoire
Le château de Génos est un édifice fortifié médiéval, construit au XIIIe siècle. Il se compose d’une tour de guet carrée de 9 mètres de haut, entourée d’un mur d’enceinte quadrangulaire. Une fenêtre unique, située au sud, éclaire l’étage supérieur de la tour. Implanté sur la colline Pouy de Garet, il surplombe le lac de Génos-Loudenvielle, à l’extrémité nord, offrant une position stratégique dans la vallée du Louron.
La première mention écrite du château remonte à 1256, dans le cartulaire de Comminges. Un texte de 1532, appelé coutume, imposait aux habitants de la vallée son entretien et sa défense en cas de conflit. Au fil des siècles, l’édifice a subi des dégradations, notamment par le démantèlement partiel de ses murs par les locaux. En 1899, une intervention de M. de Lahondès, président de la Société archéologique du Midi de la France, a permis au maire de Génos de prendre un arrêté pour protéger les vestiges.
Ce château illustre l’architecture militaire médiévale des Pyrénées, marquée par des tours de guet et des enceintes adaptées aux reliefs montagneux. Son histoire reflète aussi les dynamiques locales de préservation du patrimoine, entre utilisation communautaire et risques de disparition. Aujourd’hui, il témoigne du passé défensif de la vallée et de son rôle dans l’organisation sociale de la région.