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Château de Gerbéviller en Meurthe-et-Moselle

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Classique

Château de Gerbéviller

  • Rue Carnot 
  • 54830 Gerbéviller
Château de Gerbéviller
Château de Gerbéviller
Château de Gerbéviller
Château de Gerbéviller
Château de Gerbéviller
Château de Gerbéviller
Château de Gerbéviller
Château de Gerbéviller
Crédit photo : François BERNARDIN - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
54830 Gerbéviller, Rue Carnot 

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1128
Construction du premier château
1475-1477
Destruction par Charles le Téméraire
1621
Élévation en marquisat
1636
Destruction pendant la guerre de Trente Ans
1750
Reconstruction du château
24 août 1914
Incendie pendant la Première Guerre mondiale
1996
Classement global du domaine
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les parties suivantes du domaine du château : le nymphée et le pavillon Rouge, la chapelle palatine, l'orangerie, le théâtre, l'écurie et le colombier, en totalité ; les façades et toitures du château, de la conciergerie, du pavillon du cocher et de l'ancien logement des fermiers ; l'ensemble des jardins et du parc, les grilles d'entrée, les bassins et vasques, la serre, les murs de clôture et édicules, les bornes chaînées, l'abreuvoir, le canal, les ponts ; les statues de Flore et d'Atlas, la grotte du XIXe siècle, la porte dite des chasseurs (cad. AK 109, lieudit le Château, 29 (anciennement E 917), 99 à 108, 110, 111, 113, 193, 194, lieudit le Château ; A 184, 185, 197, 200, 624, lieudit Sous le Vivier ; A 201 à 206, lieudit Ele-Champ ; A 207 à 209, lieudit Noire Vallat ; AC 286, 287, lieudit l'Hellichamp ; A 122, 135, 136, 630, lieudit Basse des Joncs ; D 155, 172, 173, 176, 179, 180, 367, 368, lieudit Le Village) : classement par arrêté du 10 mai 2012

Personnages clés

Jean Wisse - Propriétaire et reconstructeur Acheteur en 1470, travaux en 1485.
Charles-Emmanuel de Tornielle - Surintendant des finances de Lorraine Aménage parc et pavillons (début XVIIe).
Camille de Lambertye - Reconstructeur du château Travaux en 1750, probable collaboration avec Boffrand.
Louis-Martin Berthault - Architecte paysagiste Parc à l’anglaise (1816).
Albert Laprade - Architecte de la reconstruction Travaux post-incendie (1920-1923).
Clément Métezeau - Architecte attribué Nymphée et pavillon rouge (début XVIIe).

Origine et histoire du Château de Gerbéviller

Le château de Gerbéviller, situé en Lorraine dans le Grand Est, trouve ses origines au XIIe siècle avec la famille de Querford, avant de passer aux ducs de Lorraine par mariage au début du XIIe siècle. Un premier château fort est construit avant 1240 par Philippe de Lorraine, frère de Ferry II, suivi d’aménagements paysagers vers 1300. La seigneurie, transmise par dot à la famille de Bar, puis aux comtes de Linange-Réchicourt en 1410, est vendue en 1470-1485 à Jean Wisse après des destructions causées par les troupes de Charles le Téméraire (1475-1477). Les Wisse transforment le château en maison seigneuriale avant son passage aux du Châtelet par mariage en 1540.

Au XVIIe siècle, Charles-Emmanuel de Tornielle, surintendant des finances du duc Henri II de Lorraine, modernise le domaine : il crée un parc à l’italienne avec un nymphée et un pavillon rouge, attribués à Clément Métezeau. Le château, élevé en marquisat en 1621, est détruit en 1636 pendant la guerre de Trente Ans sur ordre de Louis XIII. La famille Tornielle le conserve jusqu’en 1737, date à laquelle il passe aux Lambertye. Camille de Lambertye le reconstruit en 1750, probablement avec Germain Boffrand, tandis qu’Yves des Hours redessine le parc.

Au XIXe siècle, Louis-Martin Berthault transforme le parc en jardin paysager à l’anglaise (1816) pour Antoine de Lambertye. Ernest de Lambertye ajoute communs, chapelle, et jardin d’hiver. Le 24 août 1914, l’incendie du château pendant la bataille du Grand-Couronné détruit une grande partie du domaine. Reconstruit de 1920 à 1923 par Albert Laprade, il perd ses étages mais conserve son parc de 16 hectares, classé avec son nymphée (unique en France), son potager, et sa roseraie. Aujourd’hui propriété du prince Charles d’Arenberg, le domaine est classé monument historique depuis 1996 et labellisé Jardin remarquable.

La chapelle palatine, fondée au XVe siècle et donnée aux Carmes en 1621, est vendue comme bien national après la Révolution. Réaménagée entre 1860 et 1865 par Ernest de Lambertye pour accueillir le pape Pie IX, elle est classée depuis 1986. Le domaine inclut aussi un théâtre du XIXe siècle, une orangerie, et des dépendances, témoignant de son évolution architecturale et paysagère sur trois siècles.

Liens externes

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