Origine et histoire
Le Château de Glux, bien que peu documenté en tant que structure architecturale précise, est associé à l’histoire de la châtellenie de Glenne, un fief médiéval dont les ruines subsistent sur le territoire voisin de La Grande-Verrière. Ce fief, initialement dépendant de l’évêché d’Autun, fut acquis par les ducs de Bourgogne au XIVe siècle, devenant une possession royale après la mort de Charles le Téméraire en 1477. Les seigneurs de Glenne, comme Ponce de Glenne au XIe siècle ou Renaud de Glenne au XIIe, marquèrent l’histoire locale par leur participation aux croisades et leur gestion du domaine.
La région de Glux-en-Glenne est profondément marquée par son passé gaulois, avec le site archéologique de Bibracte, capitale des Éduens, située à proximité sur le mont Beuvray. Ce site, fouillé dès le XIXe siècle par Jacques-Gabriel Bulliot, révèle une occupation humaine remontant au Néolithique et un rôle central dans la guerre des Gaules. Le château de Glux, bien que moins célèbre, s’inscrit dans ce contexte historique riche, lié à la fois à l’héritage celtique et à la féodalité bourguignonne.
Au XIXe siècle, le territoire fut marqué par des tentatives d’exploitation minière, comme la mine de plomb argentifère de l’Huis-Chaise, et par l’activité des galvachers, ces charretiers locaux spécialisés dans le transport de bois. La région, isolée et boisée, devint aussi un refuge pour la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, les vestiges du château de Glenne et les paysages environnants, comme les sources de l’Yonne ou les forêts du Haut-Morvan, témoignent de cette histoire multiséculaire.
Le bourg de Glux-en-Glenne conserve des traces de ce passé, avec des maisons traditionnelles en pierre et chaume, typiques de l’architecture morvandelle. Bien que le château lui-même ne soit pas accessible au public, son histoire reste liée à celle des seigneurs locaux, comme les Lepeletier de Saint-Fargeau, derniers propriétaires avant la Révolution. La commune, aujourd’hui rurale et peu peuplée, perpétue cette mémoire à travers des associations patrimoniales et des sites archéologiques majeurs comme Bibracte.