Frise chronologique
XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIe siècle (≈ 1150)
Château fort originel détruit pendant la Guerre de Cent Ans.
XVe siècle
Reconstruction médiévale
Reconstruction médiévale
XVe siècle (≈ 1550)
Édifice carré avec hautes tours après destruction.
1575
Reconstruction Renaissance
Reconstruction Renaissance
1575 (≈ 1575)
Style italien par Artus de Cossé-Brissac.
1565, 1580, 1589
Visites royales
Visites royales
1565, 1580, 1589 (≈ 1589)
Charles IX, duc d’Anjou, Henri IV.
1926
Classement monument historique
Classement monument historique
1926 (≈ 1926)
Inscription des vestiges restants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château de Gonnord (restes) : inscription par arrêté du 6 juin 1926
Personnages clés
| Artus de Cossé-Brissac - Seigneur et reconstructeur |
Meurt au château en 1582, rénove en style Renaissance. |
| Charles IX - Roi de France |
Séjourne au château en 1565. |
| Henri IV - Roi de France |
Y séjourne en 1589 avant son règne. |
| Jean Peltier Dudoyer - Armateur et receveur fiscal |
Beau-fils d’Étienne Dudoyer, lié à Beaumarchais. |
Origine et histoire
Le château de Gonnord, implanté à Chemillé-en-Anjou (anciennement Valanjou), trouve ses origines au XIe siècle, mais il fut pillé et détruit durant la Guerre de Cent Ans. Reconstruit à partir du XVe siècle avec des tours imposantes, il devint un lieu de pouvoir pour des familles nobles comme les du Bellay et les Cossé-Brissac.
Au XVIe siècle, le château fut à nouveau ravagé par les guerres de religion, puis reconstruit dans le style Renaissance italienne par Artus de Cossé-Brissac en 1575. Ce dernier y aménagea une cour avec des arcades ornées de la devise familiale « Avecque le temps... ». Le site accueillit des figures royales comme Charles IX (1565), le duc d’Anjou (1580) et Henri IV (1589).
Les guerres de Vendée scellèrent son déclin : incendié à deux reprises, le château ne fut pas reconstruit. Au XIXe siècle, il se réduisait à des ruines, dont seule la façade sud subsistait. Au XXe siècle, la commune racheta les vestiges, réhabilita la toiture et aménagea un jeu de boule de fort et un parc avec étang. Classé monument historique en 1926, il témoigne aujourd’hui d’un patrimoine à la fois médiéval et renaissant.
La gestion du domaine fut longtemps assurée par la famille Dudoyer, receveurs fiscaux héréditaires, dont Jean Peltier Dudoyer, armateur nantais lié à Beaumarchais. Leur rôle illustre l’importance économique et administrative du château jusqu’à sa chute.
Les vestiges actuels, incluant une salle de théâtre et un étang, rappellent son faste passé. Malgré les destructions successives, le site conserve des éléments architecturaux remarquables, comme les arcades de la cour et la façade sud, symboles de sa double identité médiévale et renaissante.