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Château de Gontaud-de-Nogaret dans le Lot-et-Garonne

Château de Gontaud-de-Nogaret

    533 Chateau de Lafitte
    47400 Gontaud-de-Nogaret

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1365
Hommage au prince de Galles
1473
Absence de château
1495
Construction du château
13 juillet 1580
Prise de Gontaud par les catholiques
4 décembre 1652
Siège pendant la Fronde
5 janvier 1949
Effondrement partiel
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Jean III de Melet - Seigneur de Gontaud Obtient en 1495 la reconstruction du château.
Jean de Montferrand - Baron de Cancon Propriétaire catholique épargné en 1580.
Timothée de Bacalan - Propriétaire en 1694 Entreprend les premières réparations connues.
Armand de Gontaut-Biron - Marquis de Gontaut Rachète le château en 1914.
Denis Boullanger - Architecte du patrimoine Dirige la restauration depuis 1997.

Origine et histoire

Le château de Gontaud-de-Nogaret trouve ses origines dans la seigneurie de Gontaud, mentionnée dès le XIIIe siècle. À l’origine, cette seigneurie appartenait à la famille de Gontaut, puis fut partagée entre plusieurs co-seigneurs, dont Pierre de Gontaut, mentionné en 1365 lors d’un hommage rendu au prince de Galles. Cependant, en 1473, après la guerre de Cent Ans, un document atteste qu’il n’existait alors « ni château, ni maison pour le seigneur » à Gontaud. La construction de l’édifice actuel intervint entre 1473 et 1495, sous l’impulsion de Jean III de Melet, qui obtint en 1495 du roi Charles VIII l’autorisation de racheter la seigneurie et d’y établir sa résidence.

Pendant les guerres de Religion, le château fut un enjeu stratégique. Le 13 juillet 1580, la ville de Gontaud-de-Nogaret, occupée par les protestants, fut reprise et pillée par l’armée royale catholique commandée par le maréchal de Gontaud. Seul le château, propriété du baron catholique Jean de Montferrand, fut épargné, devenant un refuge pour les troupes royales. Le lendemain, les soldats catholiques y prirent position, tandis que la population locale subissait un massacre. Ce rôle protecteur se répéta en 1652, durant la Fronde, lorsque le château, toujours propriété des Montferrand, fut une nouvelle fois épargné par les troupes du marquis de Biron, moyennant le paiement d’une rançon en grains.

Après les Montferrand, le château changea plusieurs fois de mains : acquis par la famille Luppe d’Arblade en 1661, puis par Timothée de Bacalan en 1694, qui entreprit les premières réparations connues. Au XVIIIe siècle, il passa aux Pellet, avant d’être saisi comme bien national en 1793 et vendu à Marguerite Degalz, veuve Martineau. La famille Martineau le conserva jusqu’en 1914, date à laquelle il fut racheté par Armand de Gontaut-Biron. Négligé au XXe siècle, une partie du château s’effondra en 1949. Depuis 1997, des travaux de restauration, menés par l’architecte Denis Boullanger, ont permis de reconstruire la moitié du corps de logis écroulé, redonnant au monument son aspect d’origine. Inscrit aux monuments historiques en 1958, il témoigne aujourd’hui d’un patrimoine riche en rebondissements.

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