Achat initial du mas 1575 (≈ 1575)
Origine du domaine comme propriété privée.
1783
Transformation en demeure classique
Transformation en demeure classique 1783 (≈ 1783)
Modernisation selon les codes architecturaux contemporains.
8 novembre 2012
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 8 novembre 2012 (≈ 2012)
Protection des façades, toitures et éléments intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures du château ; le portail d'entrée sur la cour d'honneur ; le sol de l'ancien jardin d'agrément et de la cour d'honneur, compris leur mur de clôture et la tourelle ; les deux escaliers suspendus, l'un de la fin du XVIe siècle, l'autre de la fin du XVIIIe siècle, situés à l'intérieur du château (cad. F 74, 970, 2064) : inscription par arrêté du 8 novembre 2012
Personnages clés
Jean Boissin - Maître maçon
Artisan impliqué dans la construction.
Georges Arnaud - Maître maçon
Contributeur aux travaux du château.
Philibert Morcrette - Menuisier
Spécialiste des boiseries intérieures.
Origine et histoire
Le château de Goubelet, initialement qualifié de mas, fut acquis en 1575 par des propriétaires qui en firent une résidence évolutive. Son histoire s’articule autour de deux phases majeures : une origine modeste au 4e quart du XVIe siècle, suivie d’une métamorphose en 1783 en demeure classique, reflétant les canons architecturaux de l’époque (façade ordonnancée, avant-corps central, escalier d’honneur). Malgré ces transformations, le logis conserva des éléments traditionnels méridionaux, comme deux ailes anciennes aux sols surbaissés et un escalier en vis suspendu datant de la Renaissance.
La rénovation de 1783 marqua un tournant esthétique, avec une commande explicite pour moderniser la structure selon les codes classiques. Les intérieurs, aujourd’hui très dégradés, contrastent avec la rigueur des façades et toitures protégées depuis 2012. Le site inclut aussi un portail d’entrée, les vestiges d’un jardin d’agrément, et deux escaliers historiques (XVIe et XVIIIe siècles), témoignages des strates successives du monument.
Les artisans ayant œuvré à sa construction sont partiellement identifiés : les maîtres maçons Jean Boissin, Georges Arnaud, Etienne Bruneau, et Balmossiere, ainsi que le menuisier Philibert Morcrette, illustrent l’importance du savoir-faire local. Classé Monument Historique en 2012, le château incarne à la fois l’héritage rural provençal et l’ambition aristocratique des Lumières, tout en souffrant aujourd’hui d’un état de conservation précaire.