Restauration par Gustave Alaux vers 1878 (≈ 1878)
Reconstruction des tours, ajouts néomédiévaux.
21 septembre 1921
Inscription monument historique
Inscription monument historique 21 septembre 1921 (≈ 1921)
Protection du salon et bureau.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le salon et le petit bureau avec leur décor de toiles marouflées, au rez-de-chaussée (cad. F 3) : inscription par arrêté du 21 septembre 1981
Personnages clés
Claude de Barbier de La Serre - Conseiller du roi
Acheteur en 1689, décédé au château.
Gustave Alaux - Architecte restaurateur
Reconstruit les tours en 1878.
Eugène Viollet-le-Duc - Architecte inspirateur
Guide les restaurations néomédiévales.
Origine et histoire du Château de Goulens
Le château de Goulens, situé à Layrac en Lot-et-Garonne, est un château de plaine dont les origines remontent au XIIIe siècle avec la famille de Goulens, suivie par la famille Carbonneau. L’édifice actuel fut construit au XVIe siècle, puis profondément marqué par les destructions révolutionnaires, notamment la décapitation de ses trois tours (deux rondes et une octogonale), symboles féodaux abattus. Les vestiges de cette période incluent une façade nord préservée, avec ses fenêtres à meneaux et sa porte d’entrée d’origine, tandis que les communs, établis au nord, délimitent une cour intérieure.
En 1689, Claude de Barbier de La Serre (1636–1699), conseiller du roi à la cour des Aides de Guienne, acquiert le château pour 20 000 livres par arrêt du parlement de Toulouse. La propriété reste dans sa famille jusqu’en 2021. Après les dégradations révolutionnaires, une restauration majeure est entreprise vers 1878 par l’architecte bordelais Gustave Alaux (1816–1882), disciple d’Eugène Viollet-le-Duc. Ce dernier reconstruit deux des tours en y ajoutant créneaux et hourds, tout en conservant des éléments défensifs comme une ancienne porte à bretèche, transformée en pigeonnier. Le décor intérieur, incluant tapisseries d’Aubusson (début XVIIe siècle), papiers peints, et sculptures fantastiques, témoigne de ce travail d’embellissement.
Le château est partiellement inscrit aux monuments historiques dès 1921 pour son salon et son petit bureau, ornés de toiles marouflées. Une aile du château, toujours habitée, est aujourd’hui louée comme hébergement touristique. Les sources mentionnent également des liens avec une ligne de défense reliant la Garonne aux Pyrénées, bien que son appartenance initiale (seigneurs de Carboneau ou abbaye de Fontevrault) reste incertaine selon les textes.