Première mention du domaine 1307 (≈ 1307)
Acte de paréage roi-évêque de Mende
1580
Propriété de Jean de Maillan
Propriété de Jean de Maillan 1580 (≈ 1580)
Modifications possibles du logis
1881
Construction de la grange-étable
Construction de la grange-étable 1881 (≈ 1881)
Date gravée sur le bâtiment
milieu du XIXe siècle
Rachat par la famille de Nogaret
Rachat par la famille de Nogaret milieu du XIXe siècle (≈ 1950)
Transformation en exploitation agricole
17 juin 1998
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 17 juin 1998 (≈ 1998)
Protection des façades et toitures
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures des bâtiments suivants : la maison forte, la grange-étable construite en équerre à l'ouest et voûtée en berceau brisé, la bergerie construite au sud et couverte en carène de bateau avec la grange charpentée située en retour d'équerre au sud-ouest, à l'exclusion des constructions récentes (cad. B2 158) : inscription par arrêté du 17 juin 1998
Personnages clés
Jean de Maillan - Propriétaire en 1580
Possible commanditaire des aménagements
Famille de Nogaret - Acquéreurs au XIXe siècle
Transformation en domaine agricole
Origine et histoire du Château de Grandlac
Le château de Grandlac est une maison forte située à Laval-du-Tarn, dans le département de la Lozère (région Occitanie). Construit entre la fin du XVe siècle et le début du XVIIe siècle, il illustre l’architecture défensive tardive du Moyen Âge, avec des éléments comme une tour d’escalier circulaire et des échauguettes aujourd’hui disparues. Son plan massé, ses murs en moellons de calcaire et sa couverture en lauzes de schiste en font un exemple caractéristique des constructions locales, bien que mal documenté.
Le domaine est mentionné dès 1307 dans un acte de paréage entre le roi de France et l’évêque de Mende, suggérant une origine plus ancienne, peut-être dès le XIVe siècle. Des vestiges de cette période subsistent, comme des corbeaux de mâchicoulis ou des culs de lampe sculptés de têtes grotesques. Au XVIe siècle, Jean de Maillan, propriétaire en 1580, aurait pu modifier la structure en arasant les parties hautes et en perçant de nouvelles baies. Le château, après une période d’abandon, fut racheté au XIXe siècle par la famille de Nogaret, qui en fit le cœur d’une exploitation agricole, ajoutant des bâtiments comme une grange-étable datée de 1881.
Classé Monument Historique en 1998, l’ensemble conserve une forte authenticité malgré ses remaniements. Les bâtiments agricoles, typiques de l’architecture caussenarde (granges voûtées en berceau, toits en carène), renforcent l’unité du site. Les façades et toitures de la maison forte, ainsi que celles des dépendances (bergerie, grange-étable), sont protégées, à l’exclusion des constructions récentes. Le château incarne ainsi à la fois l’héritage seigneurial médiéval et l’adaptation aux besoins ruraux des siècles suivants.
Aujourd’hui, le château de Grandlac reste un témoignage rare de la transition entre maison forte et domaine agricole en Margeride, où pierre calcaire et schiste façonnent un paysage architectural cohérent. Son inscription à l’inventaire des Monuments Historiques souligne sa valeur patrimoniale, tant pour son bâti que pour son intégration dans un environnement préservé.