Château de Greifenstein à Saverne dans le Bas-Rhin
Patrimoine classéPatrimoine défensifDemeure seigneurialeChâteau fort
Château de Greifenstein
Griffon Maïs Forest
67700 Saverne
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Propriété de l'Etat
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
…
2000
XIIe siècle
Construction du Vieux Greifenstein
Construction du Vieux Greifenstein XIIe siècle (≈ 1250)
Édification du donjon occidental et de la citerne nord du baile.
XIIIe siècle
Construction du Petit Greifenstein
Construction du Petit Greifenstein XIIIe siècle (≈ 1350)
Ajout d'une seconde enceinte et développement du château.
XIVe siècle
Renforcement des défenses
Renforcement des défenses XIVe siècle (≈ 1450)
Adaptation des fortifications aux armes à feu.
XVe siècle
Ajout d'une aile est
Ajout d'une aile est XVe siècle (≈ 1550)
Construction d'une nouvelle aile à la fin du XVe siècle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château Greifenstein (ruines) : classement par arrêté du 6 décembre 1898
Personnages clés
Merboto de Greifenstein
Seigneur mentionné dans une charte de 1156.
Louis de Lichtenberg
Commandant des troupes ayant pris le château en 1470.
Turenne
Général ayant fortifié le château en 1674.
Origine et histoire du Château de Greifenstein
Les ruines du château Greifenstein se dressent sur un promontoire rocheux du massif des Vosges, dans la forêt domaniale de Saverne, dominant l’accès aux vallées du Ramsthal et de la Zorn. Le site comprend en fait deux enceintes de périodes différentes : le Vieux Greifenstein, établi au XIIe siècle, et le Petit Greifenstein, daté du XIIIe siècle. Le nom provient de l'allemand « Greif » (griffon) et « Stein » (pierre), suffixe fréquent pour des forteresses bâties sur des éperons rocheux. Les vestiges témoignent d’une longue évolution : on note un donjon occidental avec son bouclier et les restes de la citerne nord du baile attribués au XIIe siècle, le Petit Greifenstein vers 1300, une braie nord et un bastillon adaptés aux armes à feu vers 1444, ainsi qu'une aile est relevant de la fin du XVe ou de la première moitié du XVIe siècle. Le château était déjà en ruine dès la seconde moitié du XVIe siècle et il est qualifié de ruines en 1643. Selon la tradition, des travaux de fortification attribués à Turenne auraient eu lieu en 1674 mais auraient été détruits en 1675 ; des restaurations datent de 1861 et 1862. Le monument est classé au titre des monuments historiques depuis décembre 1898. Le site apparaît pour la première fois dans une charte de 1156, citant un Merboto de Greifenstein ; il semble avoir été possession épiscopale, tenue en 1217 par les Ochsenstein en fief, les Grifenstein en arrière-fief. La lignée des seigneurs de Greifenstein s’éteint en 1457 ; les deux châteaux sont alors cédés au comte palatin, puis pris en 1470 par les troupes commandées par Louis de Lichtenberg ; l’évêque de Strasbourg réintègre par la suite ses droits et le Petit Greifenstein est gardé par un détachement strasbourgeois. Abandonnés au fil du temps, les bâtiments ont servi de carrière : des pierres du parement du donjon principal furent réutilisées pour la construction du palais épiscopal de Saverne, le château des Rohan. Sur le plan architectural, on distingue deux châteaux séparés par un large fossé ; le plus ancien conserve le plus large donjon d’Alsace, avec treize mètres de côté. Entre les deux donjons se dresse une tour restaurée, probablement rattachée au Grand Greifenstein ; sa terrasse offre une vue étendue sur Saverne, le Haut-Barr, le Grand-Geroldseck, la vallée de la Zorn et la chapelle Saint-Vit. L’accès se fait depuis Saverne, en direction de Lutzelbourg par la D132, puis en prenant la route vers l'étang du Ramsthal et en suivant le sentier balisé du Club Vosgien (rectangle bleu). Selon la tradition populaire, le château serait hanté par une dame blanche qui, chaque vendredi, se transformerait en crapaud portant une clé en or dans la bouche ; elle ne retrouverait le repos que si un jeune homme l’embrassait et saisissait la clé, censée ouvrir les richesses amassées de son vivant.