Fondation de la commanderie XIIe siècle (≈ 1250)
Création par les Hospitaliers de Saint-Jean
1820-1888
Remaniement du bâti ancien
Remaniement du bâti ancien 1820-1888 (≈ 1854)
Première phase de transformation viticole
1890
Reconstruction néo-gothique
Reconstruction néo-gothique 1890 (≈ 1890)
Enceinte inspirée de Carcassonne par Mirepoix
22 juillet 1993
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 22 juillet 1993 (≈ 1993)
Protection des façades, toitures et parc
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Inscrit MH
Personnages clés
Gabriel Mirepoix - Commanditaire des travaux
A imaginé la forteresse néo-gothique
Louis Garros - Architecte en chef
A construit l'enceinte crénelée en 1890
Origine et histoire
Le château de Grézan trouve ses origines au XIIe siècle comme commanderie des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. À l'origine simple terroir agricole, il devint un lieu stratégique pour les chevaliers hospitaliers, avant d'être profondément remodelé au XIXe siècle. Ce site, marqué par son passé religieux et militaire, illustre l'évolution des usages des commanderies médiévales en Occitanie.
Au XIXe siècle, le domaine fut transformé en exploitation viticole, reflétant l'importance croissante de la viticulture dans l'Hérault. Entre 1820 et 1888, le bâti ancien fut repris, puis entièrement repensé en 1890 par Gabriel Mirepoix. Ce dernier confia les travaux à l'architecte Louis Garros, qui érigea une enceinte crénelée de plusieurs centaines de mètres, s'inspirant explicitement du style de Carcassonne. Cette métamorphose en « forteresse de fantaisie » témoigne du goût romantique de l'époque pour le néo-gothique et le médiévalisme.
L'ensemble architectural, incluant façades, toitures et parc, fut inscrit aux monuments historiques le 22 juillet 1993. Cette protection reconnaît la valeur patrimoniale d'un site alliant héritage hospitalier et réinterprétation pittoresque du XIXe siècle. Le château de Grézan incarne ainsi une superposition unique d'histoire médiévale et d'esthétique éclectique, caractéristique des reconstructions du Second Empire et de la Troisième République.