Frise chronologique
1190
Échange de terres par Philippe Auguste
Échange de terres par Philippe Auguste
1190 (≈ 1190)
Terres de Grosbois échangées avec l'abbaye Saint-Victor.
1563
Acquisition par Raoul Moreau
Acquisition par Raoul Moreau
1563 (≈ 1563)
Achat des terres à l'abbaye Saint-Victor.
1597
Début de la construction
Début de la construction
1597 (≈ 1597)
Corps de logis central édifié par Florent Fournier.
1616
Vente à Charles de Valois
Vente à Charles de Valois
1616 (≈ 1616)
Domaine acquis par le futur duc d'Angoulême.
1640
Achèvement du château
Achèvement du château
1640 (≈ 1640)
Travaux terminés sous Charles d'Angoulême.
1718
Vente à Samuel-Jacques Bernard
Vente à Samuel-Jacques Bernard
1718 (≈ 1718)
Château acquis par le financier Bernard.
1797
Achat par Barras
Achat par Barras
1797 (≈ 1797)
Confisqué comme bien national pendant la Révolution.
1805
Acquisition par Berthier
Acquisition par Berthier
1805 (≈ 1805)
Maréchal Berthier transforme l'intérieur du château.
1962
Achat par la Société d'encouragement à l'élevage
Achat par la Société d'encouragement à l'élevage
1962 (≈ 1962)
Transformation en centre d'entraînement pour chevaux.
2010
Ouverture du musée du trot
Ouverture du musée du trot
2010 (≈ 2010)
Plus important musée du trot en Europe.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château, à l'exclusion des parties classées : inscription par arrêté du 11 septembre 1933 - Les façades et toitures des communs entourant la grande cour du château (cad. C 184) : inscription par arrêté du 15 juillet 1964 - Les parties suivantes du domaine, selon les plans 1 à 3 annexés à l'arrêté : à Boissy-Saint-Léger : les façades et les toitures du château proprement dit, le pavillon nord-ouest des communs en totalité, la partie correspondant aux cinq travées est de l'aile nord des communs en totalité, la grille et les deux pavillons d'entrée (cad. AT 1) ; la stèle du fils du maréchal Berthier (cad. AR 3) ; la tour cynégétique Saint-Hubert (cad. AS 20) ; les parties du parc comprenant l'obélisque de la grande allée et la glacière (cad. AT 1 ; AP 13, 14, 23, 24 ; AR 3, 10 à 12 ; AS 6, 34, 41, 43, 44) ; les murs de clôture du parc encore existants (cad. AT 1 ; AP 2) ; à Villecresnes : la demi-lune (cad. AB 359) : classement par arrêté du 14 février 2014
Personnages clés
| Philippe Auguste - Roi de France |
Échangea les terres de Grosbois en 1190. |
| Raoul Moreau - Trésorier de l'Épargne |
Acheta les terres en 1563. |
| Nicolas de Harlay de Sancy - Surintendant des Finances |
Fit construire le corps de logis en 1597. |
| Charles de Valois, duc d'Angoulême - Fils naturel de Charles IX |
Acheva le château vers 1640. |
| Maréchal Berthier - Grand Veneur de Napoléon Ier |
Transforma l'intérieur et agrandit le domaine. |
| Arletty - Actrice française |
Tourna *Madame Sans-Gêne* au château en 1941. |
Origine et histoire
Le château de Grosbois, situé à Boissy-Saint-Léger dans le Val-de-Marne, est un édifice de la Renaissance construit entre la fin du XVIe et le début du XVIIe siècle. Son architecture, influencée par Jacques Androuet du Cerceau, se distingue par un plan en U avec un corps central incurvé en exèdre, flanqué de deux ailes basses. Le domaine, initialement terre royale, fut acquis en 1563 par Raoul Moreau, trésorier de l'Épargne, avant d'être cédé en dot à sa fille Marie, épouse de Nicolas de Harlay de Sancy. Ce dernier fit ériger le corps de logis central en 1597, travaux poursuivis par son gendre, le baron Nicolas Harlay de Sancy, surintendant des Finances et propriétaire du célèbre diamant éponyme.
Au XVIIe siècle, le château passa aux mains de la famille Harlay, puis fut vendu en 1616 à Charles de Valois, duc d'Angoulême, qui le fit achever vers 1640. Ce dernier y commanda un décor mural pour sa chambre d'honneur, attribué à Horace Le Blanc, et fit construire le mur d'enceinte et les ailes de la cour. À sa mort en 1650, le domaine fut transmis à sa petite-fille, la duchesse de Joyeuse, avant d'être vendu en 1718 à Samuel-Jacques Bernard, puis à divers propriétaires dont le comte de Provence, futur Louis XVIII, qui y résida jusqu'à son exil.
Sous la Révolution, le château fut confisqué comme bien national et acheté en 1797 par Barras, avant d'être revendu en 1801 au général Moreau, puis en 1805 au maréchal Berthier. Ce dernier y réalisa d'importants aménagements intérieurs, dont la galerie des Batailles et le salon de l'Empereur, et agrandit le domaine pour en faire un lieu de chasse prestigieux. Après la mort de Berthier en 1815, le château resta dans sa descendance jusqu'en 1914, date à laquelle il fut cédé à la famille La Tour d'Auvergne-Lauraguais. Durant la Seconde Guerre mondiale, il abritera le siège de la Luftwaffe et servira de décor à plusieurs films.
En 1962, le château et son domaine de 450 hectares furent acquis par la Société d'encouragement à l'élevage du cheval français pour y installer un centre d'entraînement pour chevaux de course. Depuis 2010, il abrite également le musée du trot, le plus important d'Europe. Le château, classé et inscrit aux monuments historiques à plusieurs reprises (1933, 1948, 1964, 2014), conserve des éléments remarquables comme les peintures murales du XVIIe siècle, le salon Régence, et les aménagements du XIXe siècle.
L'architecture du château, en brique et pierre, allie un logis principal à deux ailes en retour, avec des parties agricoles construites avant 1616. Les modifications des ouvertures vers 1730 et les transformations intérieures du maréchal Berthier, comme la bibliothèque et la galerie des Batailles, témoignent des évolutions stylistiques et fonctionnelles du monument. Le parc, entouré de murs et doté d'une tour cynégétique, complète cet ensemble historique majeur d'Île-de-France.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Période d'ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site du château ci-dessus.