Construction initiale vers 1180 (≈ 1180)
Bâti par Jacques de Groslée, sénéchal.
1323
Reconnaissance féodale
Reconnaissance féodale 1323 (≈ 1323)
Jocelyne de Groslée le tient du dauphin.
1420
Vente au duc de Savoie
Vente au duc de Savoie 1420 (≈ 1420)
Acquis par Aymé VII de Savoie.
1455
Rachat familial
Rachat familial 1455 (≈ 1455)
Retour à la famille de Groslée.
fin XVIIIe siècle
Changements de propriétaires
Changements de propriétaires fin XVIIIe siècle (≈ 1895)
Ventes successives avant la Révolution.
1992
Protection officielle
Protection officielle 1992 (≈ 1992)
Inscription des vestiges à l’inventaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Jacques de Groslée - Sénéchal de Lyon
Fondateur présumé vers 1180.
Jocelyne de Groslée - Seigneur local
Reconnaît le fief en 1323.
Aymé VII - Duc de Savoie
Acheteur en 1420.
Origine et histoire du Château de Groslée
Le château de Groslée, implanté dans la commune du même nom en Auvergne-Rhône-Alpes, présente une architecture défensive caractéristique des XIIe–XVe siècles. Son enceinte, partiellement conservée, inclut un donjon quadrangulaire aux éléments de couronnement encore visibles, une tour ronde massive, et des vestiges de bâtiments (murs, escaliers, chapelle). Ces structures illustrent son rôle stratégique, avec des aménagements troglodytiques comme un volume voûté creusé dans le rocher.
Selon les sources historiques, le château aurait été édifié vers 1180 par Jacques de Groslée, sénéchal de Lyon, marquant son ancrage dans le réseau féodal local. En 1323, Jocelyne de Groslée le déclare en fief du dauphin de Viennois, révélant ses liens avec les pouvoirs régionaux. Le site change de mains à plusieurs reprises : vendu en 1420 à Aymé VII, duc de Savoie, puis racheté en 1455 par la famille de Groslée. À partir de la fin du XVIIIe siècle, il passe entre diverses familles avant d’être acquis par des habitants du bourg après la Révolution, avec pour consigne de le raser partiellement.
Les vestiges actuels, protégés depuis 1992, comprennent des éléments défensifs (porte d’accès, tours, murailles) et des traces d’aménagements domestiques (cheminées, baies). Leur état reflète les transformations subies au fil des siècles, ainsi que les conflits liés à sa propriété. Aujourd’hui propriété privée, le site conserve une valeur patrimoniale majeure pour l’histoire médiévale du Bugey et des relations entre la Savoie et le Dauphiné.