Frise chronologique
4e quart du XIIIe siècle
Construction de la tour à bossages
Construction de la tour à bossages
4e quart du XIIIe siècle (≈ 1387)
Tour Sud-Est, rare dans le Berry
Fin XVe - début XVIe siècle
Édification de la chapelle
Édification de la chapelle
Fin XVe - début XVIe siècle (≈ 1625)
Chapelle nord près de l’entrée primitive
XIXe siècle (avant 1868)
Restauration style troubadour
Restauration style troubadour
XIXe siècle (avant 1868) (≈ 1865)
Intervention attribuée à Viollet-le-Duc
18 janvier 1993
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
18 janvier 1993 (≈ 1993)
Protection de la tour, aile et chapelle
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour d'angle Sud-Est, à bossages rustiques ; tour d'angle Nord-Est ; aile comprise entre ces deux tours, comportant l'ancienne entrée et la chapelle (cad. B 408) : inscription par arrêté du 18 janvier 1993
Personnages clés
| Viollet-le-Duc - Architecte (attribution probable) |
Restauration style troubadour demandée par Aguado |
| Comte Olympio Aguado - Propriétaire et commanditaire |
Famille liée à l’impératrice Eugénie |
| Impératrice Eugénie - Proche des Aguado |
Lien indirect avec le château |
Origine et histoire
Le château de Grossouvre est un édifice médiéval dont les parties les plus anciennes remontent à la fin du XIIIe siècle, comme en témoigne sa tour à bossages rustiques, un exemple rare dans le Berry pour cette époque. Ce type de parement, peu courant dans la région, confère au monument une singularité architecturale. L’enceinte, flanquée de tours circulaires à ses quatre angles, reflète une organisation défensive typique des châteaux forts de cette période. La courtine près de la tour primitive conserve encore les vestiges de l’entrée originelle, équipée d’un pont-levis à flèches datant probablement des XIVe ou XVe siècles.
La chapelle, construite à la fin du XVe siècle ou au début du XVIe, illustre une seconde phase majeure de construction. Le château fut profondément restauré au XIXe siècle dans le style troubadour, une reconstitution romantique souvent attribuée à Viollet-le-Duc, intervenu à la demande du comte Olympio Aguado, membre de la famille Aguado proche de l’impératrice Eugénie. Ces travaux, menés avant 1868, ont marqué l’aspect actuel du château, mêlant héritage médiéval et réinterprétations du XIXe siècle.
Parmi les éléments protégés figurent la tour d’angle Sud-Est (à bossages), la tour Nord-Est, ainsi que l’aile les reliant, incluant l’ancienne entrée et la chapelle. Ces parties ont été inscrites aux Monuments Historiques en 1993, soulignant leur valeur patrimoniale. Le site, bien que partiellement ouvert à la visite, conserve des traces tangibles de son évolution, depuis sa fonction défensive médiévale jusqu’à son rôle résidentiel aristocratique sous le Second Empire.