Frise chronologique
1876
Début de la construction
Début de la construction
1876 (≈ 1876)
Lancement par Camille Albert pour Alexandre Le Grand.
1886–1888
Construction des tours crénelées
Construction des tours crénelées
1886–1888 (≈ 1887)
Châteaux d’eau et ferme modèle édifiés.
1911
Ajout de l’escalier d’honneur
Ajout de l’escalier d’honneur
1911 (≈ 1911)
Transformation majeure par Camille Albert.
1923
Adjonction d’une galerie
Adjonction d’une galerie
1923 (≈ 1923)
Dernière modification connue par Albert.
6 août 1997
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
6 août 1997 (≈ 1997)
Protection du logis et des tours.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Logis ; portail monumental de la ferme avec les bâtiments adjacents et les tours crénelées (cad. Contremoulins A 33 ; Thiergeville A 30) : inscription par arrêté du 6 août 1997
Personnages clés
| Camille Albert - Architecte |
Concepteur et transformateur du château (1876–1923). |
| Alexandre Le Grand - Commanditaire et fondateur |
Fondateur de la Bénédictine, propriétaire initial. |
Origine et histoire
Le château de Gruville, situé à Contremoulins en Normandie, a été édifié à partir de 1876 par l'architecte Camille Albert pour Alexandre Le Grand, fondateur de la société Bénédictine de Fécamp. Ce logis asymétrique, construit sur un plan massé, utilise des matériaux variés comme la brique, le pan de bois et l'ardoise. Il incarne l’éclectisme architectural de la fin du XIXe siècle, mêlant influences médiévales et modernité technique.
En 1911, Camille Albert y ajoute un escalier d’honneur, puis en 1923, une galerie est adjugée, marquant deux phases majeures de transformation. Le château s’inscrit dans un domaine agricole complet, incluant une ferme modèle et des châteaux d’eau en forme de tours crénelées (1886–1888), symboles d’une volonté d’allier fonctionnalité et esthétique néomédiévale.
Classé Monument Historique en 1997, le site protège notamment son logis, son portail monumental et les tours crénelées. Ces éléments reflètent l’ambition d’Alexandre Le Grand de créer un ensemble architectural cohérent, à la fois résidence seigneuriale et cœur d’une exploitation agricole innovante pour l’époque.
L’architecte Camille Albert, figure clé du projet, y déploie un style hybride, combinant références historiques et solutions contemporaines. Le château illustre ainsi les dynamiques sociales et économiques de la Normandie industrielle, où patrimoine et modernité se croisent.
Aujourd’hui, le château de Gruville reste un témoignage de l’âge d’or des domaines agricoles normands, où l’aristocratie et la bourgeoisie industrielle marient prestige architectural et gestion rationnelle des terres. Son inscription à l’inventaire des Monuments Historiques souligne sa valeur patrimoniale et historique.