Construction initiale XIVe siècle (≈ 1450)
Maison forte flanquée de tours et échauguettes
Vers 1564
Agrandissement Renaissance
Agrandissement Renaissance Vers 1564 (≈ 1564)
Ajout de deux ailes symétriques et basse-cour
12 avril 1954
Première protection MH
Première protection MH 12 avril 1954 (≈ 1954)
Portail et façade nord inscrits
23 janvier 1995
Protection totale
Protection totale 23 janvier 1995 (≈ 1995)
Château et basse-cour inscrits
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Portail du château, y compris le décor et le fronton qui le surmonte : inscription par arrêté du 12 avril 1954. Château (corps de logis et ses tours) avec sa basse-cour (tour, enceinte, bâtiments) , sols et sous-sols compris (cad. ZA 35, 70) : inscription par arrêté du 23 janvier 1995
Personnages clés
Gabriel Joseph de Lavergne, comte de Guilleragues - Diplomate et écrivain (1628–1685)
Propriétaire au XVIIe, auteur des *Lettres portugaises*
Origine et histoire du Château de Guilleragues
Le château de Guilleragues est une demeure médiévale érigée au XIVe siècle sur la commune de Saint-Sulpice-de-Guilleragues, en Gironde (Nouvelle-Aquitaine). Originellement conçu comme une maison forte flanquée de deux tours et d’échauguettes, il fut agrandi au XVIe siècle par l’ajout de deux ailes symétriques et d’une basse-cour avec ses communs. Son architecture reflète ainsi une transition entre le style défensif médiéval et les influences Renaissance, typique des châteaux transformés durant cette période.
Au XVIIe siècle, le château appartint à Gabriel Joseph de Lavergne, comte de Guilleragues (1628–1685), figure marquante de la diplomatie et des lettres françaises. Auteur des Lettres portugaises, il marqua l’histoire culturelle du domaine. Le monument fut partiellement protégé dès 1954 (portail et façade nord), puis dans son intégralité en 1995, soulignant sa valeur patrimoniale.
Situé à 250 mètres au sud du bourg, près de la route menant à Sainte-Gemme, le château illustre l’évolution des résidences seigneuriales en Aquitaine. Son inscription aux Monuments Historiques en deux temps (1954 et 1995) couvre à la fois le corps de logis, les tours, la basse-cour et les sols archéologiques, préservant ainsi un ensemble cohérent des XIVe, XVIe et XVIIe siècles.