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Château de Guirbaden à Mollkirch dans le Bas-Rhin

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de Guirbaden

    Route de la Fischhutte
    67190 Mollkirch
Château de Guirbaden
Château de Guirbaden
Château de Guirbaden
Château de Guirbaden
Château de Guirbaden
Château de Guirbaden
Château de Guirbaden
Château de Guirbaden

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
1027
Passage sous domination souabe
XIe siècle
Fondation du château
1219-1226
Agrandissement par Frédéric II
1633
Premier incendie
1647
Restauration par Rathsamhausen
1657
Rasement par les Français
1790
Vente comme bien national
1898
Classement monument historique
1968-1971
Travaux controversés
2015
Création de l'association
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Hugues III d'Eguisheim - Fondateur du château Protège l'abbaye d'Altorf au XIe siècle.
Ernest II - Duc de Souabe et d'Alsace Prend contrôle du château en 1027.
Frédéric II - Empereur du Saint-Empire Agrandit le château (1219-1226).
Frédéric de Rathsamhausen - Propriétaire au XVIIe siècle Répare le château après 1633.
Antoine Ringeinsen - Architecte du XIXe siècle Restaure la chapelle Saint-Valentin.
Odile - Figure légendaire Dernière héritière des Templiers selon la légende.

Origine et histoire

Le château de Guirbaden, édifié au XIe siècle sur un site antérieurement occupé par les Romains, fut fondé par Hugues III d'Eguisheim pour protéger l'abbaye d'Altorf. Dès 1027, il passe sous la domination du duc de Souabe Ernest II, puis est agrandi par l'empereur Frédéric II entre 1219 et 1226. Ce château fort, le plus vaste d'Alsace, subit durant cinq siècles des attaques répétées : incendié en 1633, réparé en 1647 par Frédéric de Rathsamhausen, puis rasé par les Français en 1657 après un nouvel incendie en 1652. Il échoit ensuite à la famille de Rohan avant d'être vendu en 1790 comme bien national.

Classé monument historique en 1898, le site est acquis en 1968 par un entrepreneur alsacien qui entreprend des travaux controversés : démontage de la porte [19], consolidation des murs par injection de béton (dissimulé sous des pierres des remparts), et abandon brutal des chantiers en 1971. Dans les années 1990, un nouveau propriétaire sécurise l'accès au donjon, devenu dangereux. Depuis 2015, une association œuvre pour sa restauration, tandis que l'accès au donjon reste interdit en raison des risques d'effondrement.

Les ruines, couvertes de végétation, révèlent un plan médiéval complexe : un fossé sépare la partie est (donjon [23], palais roman [13] aux fenêtres en plein cintre, cour [16]) de l'esplanade ouest (chapelle Saint-Valentin [25], tour de la Faim [6]). Les murs en grès rose à bossage portent les traces des adaptations militaires (canonnières). La chapelle, seule structure intacte avec son toit en tuiles, fut restaurée vers 1850 par l'architecte Antoine Ringeinsen après un incendie. Des éléments du logis seigneurial furent réemployés au XIXe siècle dans une demeure d'Ottrott.

Une légende locale lie le château aux Templiers : deux jumeaux, cherchant un trésor enfoui avec le corps d'Odile (dernière héritière des Templiers persécutés), auraient provoqué un éboulement en creusant, scellant à jamais le tombeau et le butin sous les ruines. Cette histoire reflète les croyances médiévales autour des trésors cachés et des malédictions.

Les fouilles et études révèlent une évolution architecturale marquée : la moitié est et la chapelle datent du XIIe siècle, tandis que la partie ouest est construite entre 1218 et 1226 sous Frédéric II. Une barbacane du XIVe siècle et des braies du XVe siècle renforcent les défenses. Les guerres du XVIIe siècle (notamment la guerre de Trente Ans) achèvent de ruiner l'ensemble, dont les pierres sont partiellement réutilisées aux XIXe et XXe siècles.

Liens externes