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Château de Guyencourt-sur-Noye dans la Somme

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Guyencourt-sur-Noye

  • Rue du Colonel Virel
  • 80250 Guyencourt-sur-Noye
Crédit photo : Lennemeyer - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
80250 Guyencourt-sur-Noye, Rue du Colonel Virel

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1716
Achat de la seigneurie
1773
Décès de Firmin Antoine
1822
Vente à Adrien de Rougé
milieu XVIIIe siècle
Construction du château
19 mars 1992
Inscription MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du château ; façades et toitures du bûcher ; façades et toitures de l'ensemble des bâtiments de la ferme XVIIIe siècle ; façades et toitures de l'ensemble des bâtiments de la ferme XIXe siècle (cad. A 171, 176 à 178) : inscription par arrêté du 19 mars 1992

Personnages clés

Firmin du Crocquet - Conseiller au Bailliage d'Amiens Acheteur de la seigneurie en 1716.
Firmin Antoine du Crocquet - Maire d'Amiens (1755-1757) Constructeur du château vers 1750.
Antoine du Crocquet de Guyencourt - Propriétaire émigré Vend le domaine en 1822.
Adrien de Rougé - Acquéreur en 1822 Fait réaménager le château.

Origine et histoire du Château de Guyencourt-sur-Noye

Le château de Guyencourt-sur-Noye, surnommé la Rougédière, est construit au milieu du XVIIIe siècle par Firmin Antoine du Crocquet, maire d'Amiens de 1755 à 1757. Issu d'une famille influente de l'échevinage amiénois, il hérite de la seigneurie en 1716 via son père, Firmin du Crocquet, conseiller au Bailliage d'Amiens. Le château, de style sobre en pierre, comprend un corps central flanqué de deux ailes basses, reflétant l'architecture classique picarde de l'époque.

En 1773, à la mort de Firmin Antoine, le domaine passe à son fils Antoine du Crocquet de Guyencourt, qui émigre pendant la Révolution mais récupère le château après la Terreur. En 1822, il vend le domaine à Adrien de Rougé, dont la famille le conserve encore aujourd’hui. Ce dernier réaménage la demeure, tandis que la ferme attitrée, avec ses deux cours et son pigeonnier-porche en brique et pierre, illustre l’évolution des bâtiments agricoles entre les XVIIIe et XIXe siècles.

Le château est protégé depuis 1992 : ses façades, toitures, ainsi que celles du bûcher et des bâtiments de la ferme (XVIIIe et XIXe siècles) sont inscrites aux monuments historiques. L’ensemble domine la vallée de la Noye, à 15 km d’Amiens, et témoigne de l’histoire rurale et seigneuriale de la Picardie.

La ferme, organisée en deux cours successives, mêle des constructions du XVIIIe siècle et des ajouts du XIXe siècle. Le pigeonnier-porche, élément remarquable, souligne le statut social des propriétaires et l’importance économique du domaine. Les matériaux utilisés (pierre pour le château, brique et pierre pour la ferme) reflètent les ressources locales et les techniques de l’époque.

Aujourd’hui, le château de Guyencourt-sur-Noye reste un exemple préservé de l’architecture seigneuriale picarde, lié à des familles influentes comme les du Crocquet et les de Rougé. Son inscription aux monuments historiques garantit la conservation de ce patrimoine, à la fois résidentiel, agricole et historique.

Liens externes

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