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Château de Hautefort dans l'Isère

Château de Hautefort

  • 170 Allée du Château
  • 38500 Saint-Nicolas-de-Macherin
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170 All. du Château, 38500 Saint-Nicolas-de-Macherin, France

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1080
Première mention écrite
1537
Changement de propriétaire
1792–1800
Séquestre révolutionnaire
XVIIe–XVIIIe siècles
Transformations majeures
1893
Rachat par Morand de Jouffrey
1982
Division en appartements
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Sibaud Ier de Clermont - Premier seigneur connu Propriétaire cité en 1080
Claude de Bellièvre - Procureur général Acquiert le château en 1537
Jean de Bellièvre - Ambassadeur et président Seigneur de Hautefort (1557–1584)
Joseph François de Meffray de Césarges - Propriétaire sous la Révolution Biens séquestrés puis restitués
Jean Marie Constantin de Chanay - Transformateur du XIXe siècle Réaménage parc et château
Marie Léon Jules de Morand de Jouffrey - Dernier grand propriétaire Restaure chapelle et intérieur

Origine et histoire

Le château de Hautefort, situé à Saint-Nicolas-de-Macherin en Isère, trouve ses origines au XIe siècle avec la construction d’une maison forte par la famille de Clermont, dépendante de leur château de Chirens. Citée dès 1080 sous Sibaud Ier, cette forteresse médiévale se composait alors d’une tour carrée et d’une chapelle détachée, où furent découvertes des sépultures des seigneurs de Clermont. La propriété resta dans cette lignée jusqu’en 1537, date à laquelle elle passa aux mains de Claude de Bellièvre, procureur général puis premier président du Parlement du Dauphiné.

Au XVIe siècle, le château changea plusieurs fois de propriétaires, notamment via le mariage d’Anne de Bellièvre avec Ennemond Rabot d’Illins, également premier président du Parlement. Au XVIIe siècle, la famille de Meffray acquit le domaine et entreprit d’importants travaux, reliant la tour médiévale et la chapelle par un bâtiment central au XVIIIe siècle. La Révolution française marqua un tournant : les biens de Joseph François de Meffray, dont le château, furent placés sous séquestre en raison de l’émigration présumée de son épouse en Suisse. Après sept ans de procédures, ses propriétés lui furent restituées.

Au XIXe siècle, le château connut une nouvelle phase de transformations sous Jean Marie Constantin de Chanay, qui réaménagea le parc, creusa des étangs et intégra la chapelle dans le corps de logis. Son fils, Jean Alfred, développa une fabrique de soieries à proximité avant que des difficultés financières ne contraignent la famille à vendre le domaine en 1892. Rachété par Marie Léon Jules de Morand de Jouffrey, le château fut remanié une dernière fois, avec une restauration de la chapelle et du parc, avant d’être divisé en appartements en 1982 après sa vente en lots.

Liens externes

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