Château de Hédé à Hédé-Bazouges en Ille-et-Vilaine

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de Hédé

  • A Montdidier
  • 35630 Hédé-Bazouges
Château de Hédé
Château de Hédé
Château de Hédé
Château de Hédé
Château de Hédé
Château de Hédé
Château de Hédé
Château de Hédé
Château de Hédé
Château de Hédé
Château de Hédé
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Château de Hédé
Château de Hédé
Château de Hédé
Château de Hédé
Château de Hédé
Château de Hédé
Crédit photo : Coyau - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1900
2000
XIe siècle
Construction initiale
1156
Prise par les Anglais
1168
Prise par Henri II
1488
Prise par les Français
Fin du XIVe siècle
Reconstruction de la basse-cour
1597
Prise par Philippe-Emmanuel de Lorraine
1598
Démolition du château
14 octobre 1926
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Vieux-Château (cad. A 244, 245, 248) : inscription par arrêté du 14 octobre 1926

Personnages clés

Henri II d'Angleterre Roi d'Angleterre qui a pris la motte féodale en 1168.
Jean IV Duc de Bretagne qui a reconstruit la basse-cour à la fin du XIVe siècle.
Philippe-Emmanuel de Lorraine Duc de Mercœur qui s'est emparé du château en 1597.
Henri IV Roi de France qui a ordonné la démolition du château en 1598.

Origine et histoire du Château de Hédé

Les restes du Vieux-Château, appelés aussi château de Hédé, se dressent sur un promontoire rocheux à l'ouest de la ville de Hédé-Bazouges (Ille-et-Vilaine), qui descend à pic vers l'ouest et le sud et offre une vue étendue. Le premier ouvrage était une motte féodale, la Motte Jeuhan : un donjon en bois élevé sur une motte protégée par une palissade et un fossé, vraisemblablement construit vers le XIe siècle. Cette motte fut prise par une troupe anglaise en 1156 puis par Henri II d'Angleterre en 1168, ce qui conduisit à choisir un emplacement plus facile à défendre. La motte, devenue insuffisante, fut remplacée par une tour carrée en pierre, élevée sur la pointe ouest du plateau ; aujourd'hui seul le mur Est de cette tour subsiste. Les murs, larges d'environ quatre mètres, devaient atteindre 22 à 23 mètres de hauteur. La tour comprenait un sous-sol, un rez-de-chaussée et trois étages, avec des contreforts massifs aux angles. L'entrée se trouvait au premier étage à l'ouest, vers la cour ; le rez-de-chaussée servait de réserve et participait à la défense, tandis que les niveaux supérieurs étaient destinés à l'habitation. Il est possible que le donjon ait été couronné de hourds, c'est-à-dire de galeries de défense en bois en encorbellement. La basse-cour, entourée d'une enceinte à neuf côtés, a été reconstruite par le duc Jean IV à la fin du XIVe siècle et présente des caponnières aux angles, ouvrages bas adossés à l'escarpe pour flanquer l'intérieur du fossé. Après la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier, les Français s'en emparèrent sans résistance en 1488. Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur, s'en rendit maître en 1597, et Henri IV le fit démolir l'année suivante à la demande de la population. Seules subsistent aujourd'hui la partie est du donjon et les courtines de la basse-cour. Ces vestiges sont inscrits au titre des monuments historiques depuis le 14 octobre 1926. Ils abritent des terrains de basket-ball, dont l'un a été transformé en piste de skateboard depuis l'été 2015.

Liens externes