Construction de la motte féodale XIe siècle (≈ 1150)
Premier château en bois, *Motte Jeuhan*.
XIIe-XIIIe siècles
Édification du donjon en pierre
Édification du donjon en pierre XIIe-XIIIe siècles (≈ 1350)
Remplacement de la motte par une tour carrée.
1488
Prise par les Français
Prise par les Français 1488 (≈ 1488)
Après la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier.
Fin XIVe siècle
Reconstruction de l'enceinte
Reconstruction de l'enceinte Fin XIVe siècle (≈ 1495)
Travaux ordonnés par le duc Jean IV.
1598
Démolition ordonnée par Henri IV
Démolition ordonnée par Henri IV 1598 (≈ 1598)
Sur demande des habitants locaux.
14 octobre 1926
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 14 octobre 1926 (≈ 1926)
Protection des vestiges restants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vieux-Château (cad. A 244, 245, 248) : inscription par arrêté du 14 octobre 1926
Personnages clés
Jean IV de Bretagne - Duc de Bretagne
Reconstruit l’enceinte à la fin du XIVe.
Philippe-Emmanuel de Lorraine - Duc de Mercœur
Prend le château en 1597.
Henri IV - Roi de France
Ordonne la démolition en 1598.
Origine et histoire
Le château de Hédé trouve ses origines au XIe siècle avec une motte féodale en bois, appelée Motte Jeuhan, protégée par une palissade et un fossé. Ce premier ouvrage, pris à deux reprises par les Anglais (1156 et 1168), fut jugé insuffisant sur le plan défensif. Il fut remplacé par une tour carrée en pierre, construite aux XIIe et XIIIe siècles sur un promontoire rocheux à l’ouest de Hédé. Ce donjon, aux murs de 4 mètres d’épaisseur et haut de 22 à 23 mètres, comportait un sous-sol, un rez-de-chaussée dédié au stockage et à la défense, et trois étages réservés à l’habitation. L’entrée, située au premier étage côté cour, reflétait une architecture adaptée aux besoins militaires de l’époque.
Au XIVe siècle, le duc Jean IV de Bretagne fit reconstruire l’enceinte de la basse-cour, dotée de neuf côtés et de caponnières aux angles pour renforcer la protection du site. Ce remaniement marqua une évolution vers des fortifications plus sophistiquées, capables de résister aux assauts et aux sièges. Le château joua un rôle stratégique pendant les conflits régionaux, notamment lors de la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier en 1488, où les Français s’en emparèrent sans résistance. Plus tard, en 1597, Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur, en prit le contrôle avant que Henri IV n’ordonne sa démolition en 1598, à la demande des habitants.
Aujourd’hui, il ne reste du château de Hédé que la partie est du donjon et les courtines de la basse-cour. Ces vestiges, inscrits aux monuments historiques depuis 1926, sont intégrés dans un espace public accueillant des terrains de sport, dont une piste de skateboard. Leur préservation témoigne de l’importance patrimoniale du site, malgré les transformations contemporaines. La tour, avec ses contreforts massifs et ses murs imposants, illustre l’architecture militaire médiévale bretonne, tandis que l’enceinte du XIVe siècle révèle les adaptations défensives de la fin du Moyen Âge.
Le site, propriété de la commune de Hédé-Bazouges, est situé en Ille-et-Vilaine, sur un éperon rocheux offrant une vue étendue sur les alentours. Son histoire reflète les luttes de pouvoir en Bretagne, entre ducs locaux, rois de France et influences anglaises, tout en soulignant le rôle des châteaux forts comme symboles de domination et de protection. Les sources disponibles, notamment les descriptions de Monumentum et Wikipedia, confirment son inscription dans le paysage historique breton, entre héritage médiéval et réappropriation moderne.
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