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Frise chronologique
XVIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVIIe siècle (≈ 1750)
Édifié par la famille de Lameth après invasions espagnoles.
XVIIIe siècle
Rénovations majeures
Rénovations majeures
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Ajout péristyle, avant-corps, boiseries et parc.
1916
Destruction partielle
Destruction partielle
1916 (≈ 1916)
Explosion et incendie pendant la Première Guerre mondiale.
28 décembre 1984
Classement MH
Classement MH
28 décembre 1984 (≈ 1984)
Château, colombier et parc protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château en totalité, pigeonnier, parc (cad. A 88, 89) : classement par arrêté du 28 décembre 1984
Personnages clés
| Famille de Lameth - Propriétaires et commanditaires |
Constructeurs et toujours propriétaires du château. |
| Pierre Contant d'Ivry - Architecte présumé |
Inspira les remaniements du XVIIIe siècle. |
| William Birdwood - Commandant ANZAC |
Occupa le château pendant la Première Guerre mondiale. |
| Jean Veyren - Ferronnier d'art |
Auteur de la grille d'entrée (XVIIIe siècle). |
| Jean-Baptiste Carpentier - Sculpteur amiénois |
Auteur du fronton du colombier. |
Origine et histoire
Le château d'Hénencourt fut édifié au XVIIe siècle par la famille de Lameth, après les invasions espagnoles. Ce monument en brique et pierre, orné de chaînages en pierre et de boiseries sculptées, reflétait l’influence classique de l’époque. Un parc à la française, avec charmilles et bassins, complétait l’ensemble, tandis qu’un avant-corps central et un péristyle ionique furent ajoutés au XVIIIe siècle, évoquant une villa paladienne. La grille d’entrée, œuvre du ferronnier Jean Veyren, et les balustrades acquises au XIXe siècle lors du démantèlement du château d’Heilly, témoignent des embellissements successifs.
Pendant la Première Guerre mondiale, le château servit de quartier général au commandant William Birdwood, chef du Corps d’armée australien et néo-zélandais (ANZAC). En 1916, une explosion provoquée par l’effondrement d’une sape britannique endommagea gravement l’édifice, suivi d’un incendie. Après le conflit, seule une partie du château fut conservée : le corps central, son péristyle, l’aile Est et les ruines de l’aile Ouest. Le décor intérieur, pillé pendant la Seconde Guerre mondiale lors de son utilisation comme hôpital allemand, a entièrement disparu.
Classé monument historique en 1984, le château inclut également un colombier orné d’un fronton militaire sculpté par Jean-Baptiste Carpentier, ainsi que les vestiges du parc. Toujours propriété de la famille de Lameth, il porte les traces des remaniements des XVIIe et XVIIIe siècles, mêlant héritage architectural et mémoire des conflits mondiaux. Les éléments protégés comprennent le château en totalité, le colombier et le parc, bien que ce dernier ait perdu une grande partie de ses aménagements d’origine.