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Château de Hingsange en Moselle

Moselle

Château de Hingsange

    1 Ferme d'Hingsange
    57660 Grostenquin

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1600
1700
1800
1900
2000
1266
Première mention écrite
1648
Rattachement à la France
XVIIe siècle
Dégâts majeurs
XVIIIe siècle
Reconstruction partielle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Famille de Brucken (von Brücken) - Premiers seigneurs attestés Possède Hingsange dès 1242.
Jean de Helmstatt - Seigneur par alliance Époux de Gertrude de Pallant (1479).
Gertrude de Pallant - Héritière de la seigneurie Transmet Hingsange aux Helmstatt.
Famille Helmstatt - Derniers seigneurs Possède Hingsange jusqu’à 1789.

Origine et histoire

Le château de Hingsange, mentionné pour la première fois en 1266, était un édifice fortifié situé en Lorraine allemande, dans l’actuel département de la Moselle, près de Grostenquin. D’après une description de 1597, il se composait de quatre corps de bâtiment organisés autour d’une cour carrée, flanqués de tours rondes et entourés de fossés. Une chapelle castrale se trouvait dans la tour Sainte-Barbe. Probablement endommagé lors des guerres du XVIIe siècle, il fut partiellement reconstruit au XVIIIe siècle par la famille Helmstatt, avant d’être entièrement détruit pendant la Révolution française.

La seigneurie de Hingsange, initialement liée à l’avouerie de l’abbaye de Saint-Avold (Moselle), fut détachée au XIIe siècle et relevait de la principauté épiscopale de Metz, elle-même intégrée au Saint-Empire romain germanique. Elle englobait dix villages, dont Grostenquin, Béning et Bermering. En 1242, la seigneurie passa aux mains de la famille de Brucken (ou von Brücken), originaire de Bliesbruck. Après des partages successoraux, elle fut possédée par plusieurs lignées, dont les Pallant et les Bayer de Boppart, avant d’être réunifiée par les Helmstatt à partir de 1479, via le mariage de Jean de Helmstatt et Gertrude de Pallant. Cette famille la conserva jusqu’à la Révolution.

À la suite de l’occupation française des Trois-Évêchés en 1552 et de leur cession définitive en 1648 (traités de Westphalie), les seigneurs de Hingsange devinrent vassaux du roi de France. Le château, symbole de ce pouvoir seigneurial, disparut cependant à la fin du XVIIIe siècle. Aujourd’hui, il n’en subsiste qu’une ferme, dernier vestige d’un patrimoine médiéval marqué par les conflits et les changements politiques entre le Saint-Empire et la France.

La toponymie du lieu a évolué au fil des siècles : Honquezange (1266), Hinquezenge (1364), Hinguesanges (1371), ou encore Hünsingen (1547), reflétant les influences linguistiques et politiques successives en Lorraine. Ces variations illustrent l’histoire mouvementée de cette région frontalière, tantôt allemande, tantôt française.

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