Première mention historique 1079 (≈ 1079)
Le château est mentionné dans une chronique médiévale.
1279
Passage aux Ribeaupierre
Passage aux Ribeaupierre 1279 (≈ 1279)
Le château revient à la famille Ribeaupierre.
4e quart XIIe siècle
Description par Bernhard Metz
Description par Bernhard Metz 4e quart XIIe siècle (≈ 1287)
Le château est décrit par l'historien Bernhard Metz.
1325
Fondation d'un autel
Fondation d'un autel 1325 (≈ 1325)
Un autel dédié à la Vierge est fondé, attestant l'existence d'une chapelle.
XVe siècle
Travaux de fortification
Travaux de fortification XVe siècle (≈ 1550)
Ajout de bastions et d'une barbacane pour répondre à l'usage des armes à feu.
1635
Château livré au roi de France
Château livré au roi de France 1635 (≈ 1635)
Pendant la guerre de Trente Ans, le château est livré au roi de France.
1648
Restitution aux propriétaires
Restitution aux propriétaires 1648 (≈ 1648)
Le château est restitué à ses propriétaires par la paix de Münster.
1655
Démantèlement du château
Démantèlement du château 1655 (≈ 1655)
Le roi de France décide du démantèlement du château.
19 août 1905
Classement historique
Classement historique 19 août 1905 (≈ 1905)
Le château est classé au titre des monuments historiques.
1980
Restauration majeure
Restauration majeure 1980 (≈ 1980)
Une importante restauration est engagée pour sauver le château de la ruine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château de Hohenack (petit Honack) (ruines) : classement par arrêté du 19 août 1905
Personnages clés
Bernhard Metz
Historien ayant décrit le château au milieu du XIIe siècle.
Manicamp
Gouverneur de Colmar ayant livré le château au roi de France en 1635.
Louis de Lorraine
Chargé du démantèlement du château en 1655.
Origine et histoire du Château de Hohenack
Le château du Hohnack, implanté au sommet du Petit-Hohnack, est un édifice d’origine médiévale mentionné dès 1079 dans une chronique et décrit au milieu du XIIe siècle par Bernhard Metz. Il passe successivement aux comtes d'Éguisheim, aux seigneurs de Ferrette, puis aux Ribeaupierre — auxquels il revient en 1279 et dont la possession est confirmée en 1437 — et relève alors de la maison des Habsbourg. Le site devient le chef-lieu d’une seigneurie couvrant les villages du Val d’Orbey. Un autel dédié à la Vierge, fondé en 1325, atteste l’existence d’une chapelle probablement située dans la tour ronde de l’est, érigée à cette époque. Selon son plan, le château primitif comporte une enceinte polygonale et un donjon carré, avec logis seigneurial et dépendances, et sans tours de flanquement. Des travaux importants menés par les Ribeaupierre, vraisemblablement à la fin du XVe ou au XVIe siècle pour répondre à l’usage des armes à feu, ajoutent des bastions et une barbacane et entraînent l’abaissement du donjon. Pendant la guerre de Trente Ans, le gouverneur de Colmar, Manicamp, livre le château au roi de France en 1635 ; il est restitué à ses propriétaires par la paix de Münster en 1648. En 1655, le roi de France décide son démantèlement et charge Louis de Lorraine d’en assurer l’exécution ; la destruction, entreprise le 24 novembre 1655 par des maçons, charpentiers et paysans, dure seize jours et les matériaux sont ensuite réutilisés. La ruine est vendue comme bien national pendant la Révolution et, au XIXe siècle, appartient à la famille Golbéry qui la cède à la Société pour la conservation des Monuments historiques d’Alsace en 1886 ; elle appartient aujourd’hui à la commune de Labaroche. Classé au titre des monuments historiques par arrêté du 19 août 1905, le site subit encore des dommages et sert de carrière jusqu’en 1898. Face à un état de délabrement marqué par une végétation envahissante, des murs effondrés et un puits comblé, une importante restauration est engagée en 1980 : les murs du donjon et des tours sont relevés, le mur d’enceinte consolidé, la barbacane et le pont-levis reconstruits, et les travaux se poursuivent sur plusieurs années.