Château de Hombourg-Budange en Moselle

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Renaissance

Château de Hombourg-Budange

  • Tuilerie
  • 57920 Hombourg-Budange
Château de Hombourg-Budange
Château de Hombourg-Budange
Crédit photo : Anthony Kœnig - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe ou XIVe siècle
Château médiéval initial
1536-1551
Restauration et fortification
1552
Incendie du château
1558
Reconstruction du logis
1560-1574
Construction du logis en U
1635
Transformation des communs
1719
Construction de l'aile nord
1893
Modification de la façade ouest
1928
Protection du château
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Parties intérieures du logis (cad. 7 62) : inscription par arrêté du 16 novembre 1988 ; Façades et toitures de l'ensemble des bâtiments (cad. 7 62, 64 à 66) : classement par arrêté du 8 novembre 1994

Personnages clés

Guillaume de Créhange Responsable de la restauration et fortification du château entre 1536 et 1551.
Wyrich de Créhange Reconstruit le château après l'incendie de 1552.
Antoine Joachim de Lenoncourt Propriétaire du château en 1655.
Antoine de Prisacier Propriétaire du château tué devant le château par des troupes impériales.
Joseph Philippe Léopold de Hunolstein Modifie la façade ouest du château en 1893.
Charles Louis de Rochechouart de Mortemart Réalise des travaux en 1955.
Arthur de Mortemart Actuel propriétaire du château.

Origine et histoire du Château de Hombourg-Budange

Le château de Hombourg, situé sur un promontoire dominant la vallée de la Canner à Hombourg-Budange (Moselle), présente trois ailes de style Renaissance et une aile de style classique. Il a été édifié au troisième quart du XVIe siècle et au début du XVIIIe siècle, et restauré à la fin du XIXe siècle ; les communs datent des XIVe, XVIe et XVIIe siècles et ont été remaniés aux XVIIIe et XIXe siècles. Un château antérieur, des XIIIe ou XIVe siècles, occupait déjà le site et appartenait à une branche des Varsberg, maison de Raville, de la fin du XIIIe au début du XVe siècle. D'importants vestiges de l'enceinte médiévale subsistent, notamment la courtine est, deux tours encadrant la tour-porche et deux tours au nord-est et au nord-ouest du corps de logis. Au début du XVe siècle le domaine passa aux Créhange ; Guillaume de Créhange le fit restaurer et fortifier entre 1536 et 1551. Le château fut incendié en 1552 à la suite du siège de Metz ; Wyrich de Créhange le releva dès 1558 et fit édifier un nouveau logis, probablement en U, avec étables et grenier entre 1560 et 1574, comme l'attestent plusieurs inscriptions portées sur linteaux et un médaillon. Aux XVIIe et XVIIIe siècles les communs sont partiellement transformés et repercés ; une date de 1635 figure sur la clé d'une porte charretière et l'aile nord porte la date de 1719 sur son fronton, attribuée à Jacques Gustave de Malortie, marquis de Boudeville. En 1655 le château passa successivement à Antoine Joachim de Lenoncourt puis à Antoine de Prisacier, qui fut tué devant le château par des troupes impériales ; une inscription commémorative, aujourd'hui déposée, rappelait cet événement. Par succession, la seigneurie revint aux Hunolstein au XVIIIe siècle ; Joseph Philippe Léopold de Hunolstein fit modifier la façade ouest par l'adjonction d'une tour datée de 1893. Le comte Charles Louis de Rochechouart de Mortemart réalisa des travaux en 1955 ; ses héritiers en restent propriétaires, actuellement le comte Arthur de Mortemart. Les armoiries des Créhange, des Brisacier et des Malortie ainsi que des emblèmes professionnels de garçon d'écurie subsistent sur le site. La chapelle castrale se situe en contrebas, à l'entrée du village, et les dépendances proches datent des XVIIe au XIXe siècle. Le château fait l'objet d'une protection au titre des monuments historiques depuis 1928 ; les parties intérieures du logis ont été inscrites par arrêté en novembre 1988 et les façades et toitures de l'ensemble des bâtiments ont été classées par arrêté du 8 novembre 1994. L'ensemble est très dégradé et nécessite des interventions d'urgence : en décembre 2010 une convention a été signée entre la DRAC Lorraine, la région, le département et La Demeure Historique pour définir les travaux d'urgence avant une étude de restauration. Malgré son état, le château conserve des éléments architecturaux et historiques remarquables qui témoignent de son évolution du Moyen Âge au XIXe siècle.

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