Frise chronologique
1771
Création du jardin à la française
Création du jardin à la française
1771 (≈ 1771)
Sur ordre de Seguin de Jallerange.
1846
Aménagement du jardin à l'anglaise
Aménagement du jardin à l'anglaise
1846 (≈ 1846)
Ajout d’une glacière et paysages irréguliers.
3e quart XVIIIe siècle
Construction du château
Construction du château
3e quart XVIIIe siècle (≈ 1862)
Initié par Claude Nicolas Seguin.
19 juillet 1943
Classement des jardins
Classement des jardins
19 juillet 1943 (≈ 1943)
Protection officielle des espaces verts.
25 mars 2015
Classement total du domaine
Classement total du domaine
25 mars 2015 (≈ 2015)
Château, parc et dépendances protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château et les différents bâtiments du domaine, le jardin et le parc ainsi que le sol des parcelles sur lesquelles s'élève cet ensemble, en totalité, tels que délimités par un liseré rouge sur le plan annexé à l'arrêté, et situés 14 Grande Rue, sur les parcelles n° 452, 276, 277 figurant au cadastre section D : classement par arrêté du 25 mars 2015
Personnages clés
| Claude Nicolas Marcellin Seguin de Jallerange - Maître d'œuvre et commanditaire |
Avocat, conseiller, initiateur du château. |
Origine et histoire
Le château de Jallerange est un édifice du 3e quart du XVIIIe siècle, construit à l’initiative de Claude Nicolas Marcellin Seguin de Jallerange, avocat et conseiller entre 1742 et 1751. Situé dans le département du Doubs, il se distingue par une façade régulière et une cour d’honneur accessible depuis la Grande-Rue. Le domaine inclut des bâtiments viticoles et domestiques, comme une cave, une orangerie et une maison de régisseur, reflétant son rôle économique et résidentiel.
Les jardins, élément phare du domaine, se composent de deux parties contrastées : un jardin à la française créé en 1771, structuré avec talus, bassins, amphithéâtre et berceaux de charmilles, et un jardin à l’anglaise ajouté en 1846, abritant une glacière. Ces espaces, classés dès 1943, illustrent l’évolution des styles paysagers entre les XVIIIe et XIXe siècles. Le château et ses dépendances ont été progressivement protégés, avec une inscription totale en 2014 et un classement définitif en 2015.
Le domaine conserve des pressoirs du XVIIIe siècle, témoignages de son passé viticole. L’architecture et les jardins, conçus pour prolonger l’harmonie du corps de logis, reflètent les goûts aristocratiques de l’époque. Le château, toujours situé à l’adresse 14 Grande-Rue, reste un exemple représentatif du patrimoine bourguignon-franc-comtois, alliant fonction résidentielle, agricole et esthétique.