Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château de Janvry dans l'Essonne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Louis XIII

Château de Janvry

  • Rue du Château
  • 91640 Janvry
Château de Janvry
Château de Janvry
Château de Janvry
Château de Janvry
Château de Janvry
Château de Janvry
Château de Janvry
Château de Janvry
Château de Janvry
Crédit photo : JC Allin - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
91640 Janvry, Rue du Château

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1600-1650
Construction initiale
1789
Pillage révolutionnaire
1939-1945
Occupation militaire
11 mai 1981
Inscription MH
1995
Ouverture exceptionnelle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures, y compris celles des communs et des pavillons du château, ainsi que les douves (cad. B 36) : inscription par arrêté du 11 mai 1981

Personnages clés

André Haudry - Propriétaire au XVIIIe siècle Acquisition avant la Révolution.
André-Pierre Haudry de Janvry - Dernier Haudry propriétaire Exilé à Londres en 1789.
Jean Victor Reille - Baron restaurateur (XXe) Travaux post-Seconde Guerre mondiale.
Liliane Reille (née Bocquet) - Épouse et collaboratrice Participation aux restaurations.
Ghislain Reille - Héritier restaurateur (années 1980) Poursuite des travaux familiaux.
Élisabeth Anjoran - Membre famille Anjoran Décès commémoré par un mémorial (1847).

Origine et histoire du Château de Janvry

Le château de Janvry, situé à 27 km au sud-ouest de Paris dans le Hurepoix, fut construit entre 1600 et 1650 dans un style Louis XIII. Son architecture asymétrique, typique de l’époque, inclut un corps central flanqué d’ailes et entouré de douves. Le domaine, acquis par André Haudry au XVIIIe siècle, resta dans sa famille jusqu’à la Révolution française, période durant laquelle il fut pillé et ses archives détruites. Les traces de son occupation par les troupes allemandes, anglaises et françaises pendant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945) subsistent, comme des inscriptions murales ou des dégradations.

Après la guerre, le baron Jean Victor Reille entreprit d’importants travaux de restauration (toiture, électricité, eau courante) avec son épouse Liliane. Leur fils, Ghislain Reille, poursuivit ces efforts dans les années 1980. Le château, inscrit aux monuments historiques en 1981 pour ses façades, toitures et douves, servit exceptionnellement de décor pour des productions cinématographiques (ex. : La Sainte Famille, 2019) ou musicales (clip Fly High de Dreamcatcher, 2017). Aujourd’hui, le domaine privé accueille des événements et des chasses, bien que son parc de 14 hectares, ses écuries et ses geôles non restaurées témoignent encore de son passé.

Le château se distingue par son plan en « U » autour d’une cour carrée, son allée historique de peupliers (aujourd’hui en herbe), et des éléments remarquables comme une glacière du XVIIe siècle ou des tunnels souterrains non explorés. La cave voûtée, autrefois dédiée au stockage de vins et cidres, et le puits originel toujours fonctionnel complètent ce patrimoine. Malgré son inscription, le château n’est ouvert au public qu’à de rares occasions, comme en 1995 pour un spectacle pyrotechnique.

La légende locale évoque un réseau de tunnels reliant Janvry au château de Saint-Jean-de-Beauregard et à un monastère disparu près d’Arpajon, utilisé comme voie d’évasion. Bien que des traces de ces tunnels soient visibles dans le parc, aucune preuve ne confirme leur étendue. Le mémorial à l’entrée du village, dédié à la Mère des Douleurs, commémore le décès en couches d’Élisabeth Anjoran en 1847, illustrant l’histoire familiale liée au domaine.

Les familles Anjoran et Reille, héritières successives, ont marqué l’histoire récente du château. Durant la Révolution, André-Pierre Haudry de Janvry dut l’abandonner avant de s’exiler à Londres. Au XIXe siècle, le domaine devint une résidence secondaire, tandis qu’au XXe siècle, les occupations militaires et les restaurations post-guerre ont façonné son état actuel. Les communs, incluant écuries et granges, conservent des inscriptions et des aménagements d’origine, comme les noms de vaches gravés dans les étables.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours