Fondation de l’abbaye vers 1140 (≈ 1140)
Abbaye prémontrée originelle sur le site.
1808
Transformation en château
Transformation en château 1808 (≈ 1808)
Oudinot convertit l’abbaye en demeure.
1972
Premières protections
Premières protections 1972 (≈ 1972)
Classement partiel (salle capitulaire, escalier).
1991
Inscription du parc
Inscription du parc 1991 (≈ 1991)
Parc et dépendances protégés comme MH.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Salle capitulaire avec ses boiseries ; porte Nord du vestibule et porte Nord de l'escalier dans l'aile Est ; rampe de l'escalier d'honneur du château (cad. A 38) : classement par arrêté du 21 décembre 1972 ; Galeries du cloître, galerie d'accès aux cellules ; ancienne cuisine du château (cad. A 38) : inscription par arrêté du 21 décembre 1972 ; Façades et toitures du château (cad. A 38) : classement par arrêté du 12 juin 1989 ; Parc de Jeand'Heurs, ainsi que les bâtiments qu'il contient (cad. A 26, 28 à 30, 32, 34 à 36, 39, 40, 42 à 45, 47, 66, 70 à 72, 383, 416, 515, 521 à 524, 526, 527, 529, 531, 533, 758 à 762, 838, 841, 844, 870 à 878) : inscription par arrêté du 22 octobre 1991
Personnages clés
Maréchal Oudinot - Propriétaire et commanditaire
Transforma l’abbaye en château en 1808.
Nicolas Pierson - Architecte attribué
Maître d’œuvre mentionné sans détails.
Origine et histoire du Château de Jean d'Heurs
Le château de Jean d'Heurs trouve ses origines dans une abbaye prémontrée fondée vers 1140, dont les bâtiments furent profondément remaniés au début du XIXe siècle. En 1808, le maréchal Oudinot, duc de Reggio et figure napoléonienne, acquiert le site et le transforme en un château de style Louis XV, utilisant la pierre blanche de Savonnières. Ce projet s’inscrit dans la réaffectation des biens ecclésiastiques après la Révolution, mêlant héritage religieux et ambition aristocratique.
Le parc environnant, représentatif des jardins lorrains du XIXe siècle, est aménagé autour de la Saulx et intègre des fabriques (orangerie, écuries reconverties en centre équestre) typiques du Premier Empire. Ces éléments, ainsi que les galeries du cloître et la salle capitulaire médiévale, témoignent de la superposition des époques. Le château illustre aussi l’influence des maréchaux d’Empire dans la reconfiguration du patrimoine rural, alliant utilité militaire (Oudinot y résida) et esthétique paysagère.
Plusieurs campagnes de protection ont marqué son histoire récente : classement partiel en 1972 (salle capitulaire, rampe d’escalier), suivi de l’inscription du parc et de ses dépendances en 1991. Ces mesures soulignent la valeur architecturale hybride du site, entre héritage monastique et création impériale. L’architecte Nicolas Pierson est mentionné comme maître d’œuvre, bien que son rôle exact reste à préciser dans les sources disponibles.
Aujourd’hui, le château de Jean d’Heurs reste un exemple lorrain de reconversion patrimoniale, où se croisent mémoire religieuse, fastes napoléoniens et gestion contemporaine (propriété privée). Son parc, avec ses alignements d’arbres et ses jeux d’eau, conserve une structure proche de sa conception du XIXe siècle, malgré des usages modernes comme l’équitation.