Construction présumée XIIIe ou XIVe siècle (≈ 1450)
Première mention écrite au XIVe siècle seulement.
9 février 1790
Destruction révolutionnaire
Destruction révolutionnaire 9 février 1790 (≈ 1790)
Pillage et démolition par des paysans.
13 juillet 1927
Classement monument historique
Classement monument historique 13 juillet 1927 (≈ 1927)
Protection des vestiges de la tour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Inscrit MH
Personnages clés
Augustin-Alexandre de Faramond - Baron propriétaire
Cible de la révolte paysanne en 1790.
Origine et histoire
Le château de Jouqueviel, situé dans le Tarn en Occitanie, est un édifice modeste dont l’origine remonte probablement au XIIIe siècle, bien que sa première mention écrite n’apparaisse qu’au XIVe. Construit sur un piton de gneiss, il tire son nom de l’occitan jocal vielh (« juchoir vieux »), évoquant sa position stratégique en surplomb. Son rôle exact reste incertain : tour de guet, fortin défensif pour le village, ou même prison selon certaines traditions. Les vestiges actuels – une tour rectangulaire aux murs épais – suggèrent une fonction militaire plutôt que résidentielle.
La destruction du château intervient lors de la Révolution française, en février 1790, lorsque des paysans locaux, hostiles au baron Augustin-Alexandre de Faramond (propriétaire absent résidant à Rodez), pillent et rasent l’édifice. De l’ensemble médiéval, il ne reste aujourd’hui que cette tour, classée monument historique en 1927, et un petit logis adjacent d’époque indéterminée, doté de meurtrières pour arquebuses. Un fossé défensif et un puits comblé, mentionnés par la tradition, complétaient autrefois ce site modeste mais emblématique.
Le château actuel, accolé aux ruines, présente une architecture sobre : un corps de logis rectangulaire en pierre, flanqué d’une tour ronde arasée. Aucune archive ne précise sa date de construction, bien que ses ouvertures défensives excluent une origine postérieure au XIXe siècle. Le site, bien que partiellement en ruines, illustre l’adaptation des fortifications locales aux besoins stratégiques et sociaux, du Moyen Âge à l’époque moderne.
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