Frise chronologique
vers 1540
Construction initiale
Construction initiale
vers 1540 (≈ 1540)
Édifié par Jean de Saint-Sauveur sur un ancien fort.
1788
Vente à Cerice de Vogüé
Vente à Cerice de Vogüé
1788 (≈ 1788)
Acquis pour 100 000 livres.
entre 1789 et 1832
Destruction partielle
Destruction partielle
entre 1789 et 1832 (≈ 1832)
Une aile détruite après la Révolution.
19 avril 1988
Classement MH
Classement MH
19 avril 1988 (≈ 1988)
Façades et toitures protégées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. AH 261) : inscription par arrêté du 19 avril 1988
Personnages clés
| Jean de Saint-Sauveur - Vicomte de Joyeuse |
Commanditaire du château vers 1540. |
| Anne de Joyeuse - Fils de Guillaume II |
Favori d’Henri III, propriétaire historique. |
| Guillaume V - Évêque d’Aleth |
Tombe située dans la chapelle. |
| Marie Louise de Rohan-Soubise - Dernière propriétaire aristocrate |
Cède le château en 1756. |
| Cerice de Vogüé - Acquéreur en 1788 |
Achat pour 100 000 livres. |
Origine et histoire
Le château de Joyeuse, situé dans le département de l'Ardèche, fut construit vers 1540 par Jean de Saint-Sauveur, vicomte de Joyeuse, sur l’emplacement d’un ancien fort. Ce monument de style Renaissance, aujourd’hui partiellement détruit, conserve une aile nord et une chapelle dédiée à Notre-Dame-de-Pitié, abritant la tombe de Guillaume V, évêque d’Aleth. Son architecture fut remaniée au XIXe siècle, notamment par l’ajout de trois arceaux élargissant sa cour, dite la Brèchette.
Classé monument historique en 1988 pour ses façades et toitures, le château a connu une histoire mouvementée : une partie fut détruite entre la Révolution et 1832. Sa chapelle, intégrée à l’église actuelle de Joyeuse, témoigne de son passé religieux et seigneurial. Le site, propriété de la commune, illustre l’évolution architecturale et politique d’une fortification ardéchoise, marquée par les transformations successives de ses propriétaires.
La liste des propriétaires reflète son importance stratégique et familiale. Parmi eux, la maison d’Anduze, les Joyeuse (dont Anne, favori d’Henri III), puis les Lorraine, qui le cédèrent en 1756 à Marie Louise de Rohan-Soubise. En 1788, le château fut vendu à Cerice de Vogüé pour 100 000 livres, marquant la fin de son ère aristocratique. Les vestiges actuels, bien que fragmentaires, offrent un aperçu de son faste passé.
Le château est lié à des figures historiques majeures, comme Anne de Joyeuse, amiral de France et mignon d’Henri III, ou Charles de Lorraine, comte d’Armagnac. Son inscription aux monuments historiques souligne sa valeur patrimoniale, malgré les destructions subies. Aujourd’hui, il reste un symbole de l’héritage Renaissance en Ardèche, entre mémoire seigneuriale et adaptations modernes.
Les sources disponibles, notamment Wikipedia et la base Mérimée, précisent son adresse exacte (3 Rue de la Bise) et son état de conservation. Bien que sa localisation GPS soit jugée satisfaisante (note 7/10), le château bénéficie d’une protection légale qui en fait un lieu d’intérêt pour l’histoire locale et régionale. Son ouverture au public ou sa vocation actuelle (visites, événements) n’est cependant pas documentée dans les sources consultées.