Fondation initiale VIe siècle (≈ 650)
Édification du premier château fort sur le site.
XIIe siècle
Construction du château
Construction du château XIIe siècle (≈ 1250)
Période de construction du château de Joyeuse Garde.
1342
Démantèlement du château
Démantèlement du château 1342 (≈ 1342)
Le château est pris et démantelé par les troupes de Charles de Blois.
1548
Château en ruines
Château en ruines 1548 (≈ 1548)
Le château est signalé comme étant en ruines.
6 octobre 1975
Classement historique
Classement historique 6 octobre 1975 (≈ 1975)
Le château est classé au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château de Joyeuse Garde (vestiges) (cad. A 836) : classement par arrêté du 6 octobre 1975
Personnages clés
Lancelot du Lac
Chevalier de la légende arthurienne ayant délivré le château.
Charles de Blois
Responsable du démantèlement du château en 1342.
Chevalier de Fréminville
A décrit les vestiges du château en 1844.
Origine et histoire du Château de Joyeuse Garde
Les vestiges du château de Joyeuse Garde se trouvent au lieu‑dit Goelforest, à La Forest‑Landerneau (Finistère). Édifié sur l'emplacement d'un ancien château fort dont la fondation remonterait au VIe siècle, il est classé au titre des monuments historiques depuis le 6 octobre 1975. Depuis le XVe siècle, on l'identifie au château de Joyeuse Garde de la légende arthurienne. Selon la tradition, il portait autrefois le nom de « Douloureuse Garde », lieu d'exactions attribuées à des géants sanguinaires, avant d'être délivré par le chevalier Lancelot du Lac et renommé « Joyeuse Garde ». En 1548, le château est signalé comme ruiné. En 1844, le chevalier de Fréminville décrit des vestiges composés de quelques pans de murailles, de fondements affleurants, du pied des tours, de la circonvallation des fossés et de l'arcade ogivale du portail. Ces éléments permettent de reconnaître le plan du château, un carré allongé flanqué de cinq tours, une à chaque angle et une cinquième au milieu d'un des côtés. Il mentionne aussi un souterrain dont l'ouverture est presque entièrement bouchée. La dégradation du site n'est pas seulement imputable au temps : en 1342, les troupes de Charles de Blois, après l'avoir pris aux hommes de Jean de Montfort qui y tenaient garnison, firent démanteler le château et le mettre en ruines. Aujourd'hui, les ruines émergent à peine de la végétation et laissent apparaître l'entrée du souterrain, des portions de murs et l'emplacement de la porte.