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Château de Joyeuse Garde à La Forest-Landerneau dans le Finistère

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Joyeuse Garde

  • 12 Place du Château
  • 29800 La Forest-Landerneau
Château de Joyeuse Garde
Château de Joyeuse Garde
Château de Joyeuse Garde
Château de Joyeuse Garde
Château de Joyeuse Garde
Château de Joyeuse Garde
Château de Joyeuse Garde
Château de Joyeuse Garde
Château de Joyeuse Garde
Château de Joyeuse Garde
Crédit photo : Moreau.henri - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
29800 La Forest-Landerneau, 12 Place du Château

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
XIXe siècle
Époque contemporaine
600
700
1200
1300
1400
1500
1600
1900
2000
VIe siècle
Origine présumée du premier château
XIIe siècle
Construction du château actuel
1342
Prise et démantèlement du château
XVe siècle
Association à la légende arthurienne
6 octobre 1975
Classement aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château de Joyeuse Garde (vestiges) (cad. A 836) : classement par arrêté du 6 octobre 1975

Personnages clés

Lancelot du Lac - Chevalier légendaire Aurait libéré le château selon la légende.
Charles de Blois - Duc de Bretagne (XIVe siècle) Ordonna le démantèlement en 1342.
Jean de Montfort - Prétendant au duché de Bretagne Tenait garnison avant 1342.
Chevalier de Fréminville - Historien et voyageur (XIXe siècle) Décrivit les ruines en 1844.

Origine et histoire du Château de Joyeuse Garde

Le château de Joyeuse Garde, situé au lieu-dit Goelforest à La Forest-Landerneau (Finistère), est un monument emblématique dont les origines remontent au XIIe siècle. Construit sur l’emplacement d’un ancien château fort datant potentiellement du VIe siècle, il est aujourd’hui réduit à des vestiges : pans de murailles, fondations, et une arcade ogive. Ces ruines permettent de reconstituer son plan initial, un carré long flanqué de cinq tours. Depuis le XVe siècle, il est associé au château de Joyeuse Garde de la légende arthurienne, où Lancelot du Lac aurait libéré le lieu, autrefois appelé « Douloureuse Garde », des exactions de géants sanguinaires.

En 1342, le château fut pris par les troupes de Charles de Blois sur celles de Jean de Montfort, qui y tenaient garnison. À la suite de cette conquête, Charles de Blois ordonna son démantèlement, réduisant la forteresse en ruines. Au XVe siècle, le site était déjà décrit comme ruiné, et en 1844, le Chevalier de Fréminville en dressait un état des lieux désolé : fossés, fondations à fleur de terre, et un souterrain partiellement obstrué. Malgré sa dégradation, le château conserve une aura mythique, renforcée par son classement au titre des monuments historiques en 1975.

Le site est également marqué par une légende locale, selon laquelle il aurait été un repaire de géants avant d’être libéré par Lancelot du Lac, lui valant son nom actuel. Cette association avec les récits arthuriens, combinée à son histoire mouvementée, en fait un lieu à la fois historique et symbolique. Les vestiges actuels, bien que fragmentaires, offrent un témoignage précieux de l’architecture médiévale bretonne et de son héritage culturel.

Liens externes

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