Frise chronologique
vers 1760
Construction du château
Construction du château
vers 1760 (≈ 1760)
Pour Charles-Robert de Saisy, conseiller au Parlement.
1789
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1789 (≈ 1789)
Sous la Révolution française.
1840
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1840 (≈ 1840)
Commandée par le vicomte de Saisy.
1938
Cession à la commune
Cession à la commune
1938 (≈ 1938)
Devenu hospice sous réserve.
12 juillet 1965
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
12 juillet 1965 (≈ 1965)
Protection des façades et toitures.
2010-2021
Restauration par la Région Bretagne
Restauration par la Région Bretagne
2010-2021 (≈ 2016)
4,36 millions d’euros investis.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. B 290, 291) : inscription par arrêté du 12 juillet 1965
Personnages clés
| Charles-Robert de Saisy - Comte de Kerampuil et conseiller |
Commanditaire du château en 1760. |
| Emmanuel Joseph de Saisy de Kerampuil - Ancien propriétaire |
Organisateur de la fête des charrues. |
| Vicomte de Saisy - Commanditaire de la chapelle |
Chapelle construite en 1840. |
Origine et histoire
Le château de Kerampuil, situé à moins d’un kilomètre du centre-ville de Carhaix-Plouguer dans le Finistère, est construit vers 1760 pour Charles-Robert de Saisy, comte de Kerampuil et conseiller au Parlement de Bretagne. L’édifice, de plan régulier, comprend un corps de logis central et deux ailes débordantes. Il reste dans la famille de Saisy jusqu’à la Révolution, où il est vendu comme bien national, avant d’être restitué sous la Restauration. En 1938, la famille le cède à la commune à condition qu’il serve d’hospice, entraînant la perte de ses intérieurs d’origine, à l’exception d’un escalier en bois à double révolution.
La chapelle, érigée en 1840 pour le vicomte de Saisy, abrite des éléments remarquables comme un maître-autel et un baldaquin provenant de la chapelle des Ursulines de Carhaix. Le château change plusieurs fois de mains : propriété de la ville en 1999, puis racheté par la Région Bretagne en 2010. Il est aujourd’hui protégé au titre des monuments historiques depuis 1965 pour ses façades et toitures. Une restauration majeure, achevée en 2021 pour 4,36 millions d’euros, a permis d’y installer des bureaux régionaux et une salle de conférence.
Le site est célèbre pour accueillir le festival des Vieilles Charrues, un clin d’œil historique à la « fête des cinq cents charrues » organisée en 1833 par Emmanuel Joseph de Saisy de Kerampuil pour promouvoir l’agriculture locale. Le domaine comprend aussi des bâtiments annexes, comme une écurie, une maison de concierge, et un centre d’hébergement géré par l’association AILES, servant de lycée Diwan en semaine et d’accueil pour randonneurs le week-end.
Le nom Kerampuil vient du breton ker an puilh, signifiant « village de l’abondance ». Le château actuel a remplacé un édifice plus ancien, situé 400 mètres au sud-ouest, habité au XVIe siècle par des notables locaux comme Gilles de Kerampuil, chanoine de Saint-Trémeur. La famille de Saisy, propriétaire des lieux depuis le XIVe siècle, a marqué l’histoire du site jusqu’à sa cession définitive au XXe siècle.