Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château de Kéranroux à Morlaix dans le Finistère

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Classique

Château de Kéranroux

  • Ploujean
  • 29600 Morlaix
Château de Kéranroux
Château de Kéranroux
Château de Kéranroux
Château de Kéranroux
Château de Kéranroux
Château de Kéranroux
Crédit photo : Kergourlay - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
29600 Morlaix, Ploujean

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1700
1800
1900
2000
1301
Première mention de la seigneurie
1773-1774
Construction du château actuel
1832
Épidémie de choléra
1839-1843
Construction de la chapelle néo-gothique
19 novembre 1992
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du château, suite des pièces du rez-de-chaussée, vestibule et son escalier ; façades et toitures de la chapelle néo-gothique, des communs, de la maison du régisseur et de la ferme de Roz-ar-Prat ; jardin avec ses terrasse, ruines de la chapelle médiévale, colombier et fontaine (cad. AH 13, 64, 68, 72 à 75, 77) : inscription par arrêté du 19 novembre 1992

Personnages clés

Yvon de Keranroux - Premier seigneur connu Chargé de la forêt de Cuburien en 1301
François Gabriel de la Fruglaye - Commanditaire du château actuel Héritier en 1773, construit le nouveau château
Marie de la Fruglaye - Bâtisseuse de la chapelle Dévouée lors du choléra de 1832
Paul Émile de la Fruglaye - Officier royaliste et homme politique Exilé en 1792, député puis pair de France
Alain de la Forest - Seigneur du XVIe siècle Acheteur du domaine en 1543

Origine et histoire du Château de Kéranroux

Le château de Kéranroux, situé à 2,8 km au nord-ouest de Morlaix dans le Finistère, fut construit entre 1773 et 1774 pour remplacer un manoir du XVIIe siècle en ruine. François Gabriel de la Fruglaye, héritier du domaine après la mort du marquis du Parc de Locmaria, décida d’édifier ce nouveau château sur une hauteur, afin d’échapper à l’humidité des bords de la rivière de Morlaix. L’ancien manoir, dont il ne reste que des fondations, datait du XVIIe siècle et appartenait à la famille du Parc depuis le début des années 1600.

La seigneurie de Kéranroux remonte au moins à 1301, lorsque Yvon de Keranroux, chargé par Henri V, comte de Léon, d’entretenir la forêt de Cuburien, en devint le premier propriétaire connu. Le domaine changea plusieurs fois de mains au Moyen Âge : la famille Le Treut en 1427, puis les Coatquis, Jehan Estienne en 1445, et enfin Alain de la Forest en 1543. Ce dernier transmit le domaine à ses descendants pendant quatre siècles, notamment via François du Parc, qui lègua Keranroux à son frère Claude au début du XVIIe siècle.

Au XVIIIe siècle, le château devint le cœur d’un vaste domaine incluant un parc, un colombier du XVIe siècle (épargné lors des bombardements de la Seconde Guerre mondiale), et une chapelle néo-gothique construite entre 1839 et 1843 par Marie de la Fruglaye. Cette dernière, connue pour son dévouement lors de l’épidémie de choléra de 1832, y fit aménager des sépultures familiales. Le château, de style classique symétrique, se distingue par son fronton armorié, ses cheminées en brique et pierre, et un escalier monumental menant à une terrasse.

Le domaine subit des modifications aux XIXe et XXe siècles, comme la reconstruction des communs ou l’ajout d’une ferme modèle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Alliés bombardèrent le château, occupé par les Allemands, détruisant partiellement la chapelle mais épargnant le colombier. Aujourd’hui, le château, inscrit aux Monuments Historiques en 1992 pour ses façades, toitures, et éléments intérieurs, reste un témoignage architectural majeur du Finistère, ouvert pour des événements privés.

Parmi les personnages marquants liés au château, Paul Émile de la Fruglaye, fils de François Gabriel, fut un officier royaliste exilé en 1792 pour avoir tenté de faire évader Madame Royale. De retour en 1802, il devint député du Finistère puis pair de France sous la Restauration. Son petit-fils, Paul de Chaloagny, transmit ensuite le domaine à la famille Gouyon de Beaufort, dont les derniers héritiers périrent pendant la Première Guerre mondiale.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours