Château de Kergounadeach à Cléder dans le Finistère

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château Médiéval et Renaissance

Château de Kergounadeach

  • Le Bourg
  • 29233 Cléder
Château de Kergounadeach
Château de Kergounadeach
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Château de Kergounadeach
Crédit photo : GO69 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Premières attestations seigneuriales
1616
Transmission du domaine
Fin du XVIe siècle - Début du XVIIe siècle
Construction du château
1726
Vente du domaine
19 juin 1926
Inscription aux Monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les restes du château (cad. BP 17) : inscription par arrêté du 19 juin 1926

Personnages clés

Nuz Guerrier légendaire ayant reçu le territoire en récompense d'un exploit.
Olivier de Kerhoënt Chevalier parfois désigné comme bâtisseur du château.
François de Kerhoënt Lieutenant du roi et probable commanditaire du château.
Renée de Kerhoënt Fille de François de Kerhoënt, ayant transmis le domaine à la famille Rosmadec par mariage.
Sébastien II Molac de Rosmadec Époux de Renée de Kerhoënt, ayant reçu le domaine en héritage.
René Le Sénéchal de Carcado Époux de Marie-Anne de Rosmadec, ayant hérité du domaine.
Mathieu Pinsonneau Acheteur du domaine en 1726.
Pétronille-Françoise Pinsonneau Fille de Mathieu Pinsonneau, impliquée dans le démantèlement du château.

Origine et histoire du Château de Kergounadeach

Le lieu-dit Kergournadech (variantes Kergournadec'h, Kergounadeach) signifie « la maison de l'homme qui ne fuit pas » et apparaît sous des graphies erronées sur des documents anciens, notamment Kergornadeac'h sur le cadastre de 1829 et Kergonadeac'h sur la carte de l'IGN. Une légende rapporte qu'un guerrier nommé Nuz reçut ce territoire en récompense d'un exploit, et que ses seigneurs bénéficiaient du privilège de se présenter armés à l'offrande en la cathédrale de Léon ; cette tradition subsista jusqu'en 1644. Les seigneurs de Kergournadec'h sont attestés depuis le XIIIe siècle et figurent dans les montres militaires de l'évêché de Léon de 1426 à 1543. Par alliances et successions, les terres passèrent aux Kerhoënt au début du XVIe siècle, puis aux familles Rosmadec, Le Sénéchal, Pinsonneau, Bidé de La Grandville, Hautefort et Maillé. Le château fut construit à la fin du XVIe siècle ou dans le premier quart du XVIIe siècle, dans le contexte de la Guerre de la Ligue en Bretagne ; un manoir primitif, dit « le vieil lieu de Kergournadec'h », existait encore en 1610. Olivier de Kerhoënt, chevalier mort en 1594, est parfois désigné comme bâtisseur, mais François de Kerhoënt (1560‑1629), lieutenant du roi, capitaine de Brest en 1595 et époux de Jeanne de Botigneau, est plus vraisemblablement le commanditaire ; il reçut en 1599 le collier de Saint‑Michel et fut inhumé dans la chapelle du château dédiée à saint Jean. Sa fille Renée épousa en 1616 Sébastien II Molac de Rosmadec et le domaine resta ensuite dans la maison de Rosmadec ; après plusieurs transmissions matrimoniales, Marie‑Anne de Rosmadec apporta Kergournadec'h en dot à René Le Sénéchal de Carcado en 1681, puis leur fils René‑Alexis Le Sénéchal le vendit vraisemblablement en 1726 à Mathieu Pinsonneau pour 502 000 livres. Le démantèlement volontaire du château est attribué à l'épouse de Pinsonneau et à leur fille Pétronille‑Françoise, mariée à Julien Louis Bidé de La Granville ; le bâtiment devint une carrière et certains éléments furent réemployés, notamment des poutres utilisées en 1753 pour l'église Saint‑Pierre de Plouzévédé, et des pierres pour d'autres constructions religieuses. En 1878 les terres appartenaient à la famille Budes de Guébriant. Les vestiges du château ont été inscrits aux Monuments historiques le 19 juin 1926. Il ne subsiste aujourd'hui que des ruines : tours rondes, mâchicoulis d'allure médiévale et cheminées de style Renaissance témoignent de la coexistence d'éléments archaïsants et d'une recherche architecturale renaissance ; le plan du logis, de forme carrée et flanqué de quatre tours autour d'escaliers centraux, rappelle des modèles de la fin du XVIe siècle. Le site révèle une occupation ancienne, un tertre funéraire ayant été découvert en 1638. À cent mètres au nord s'élève une importante résidence à couverture en pavillon, construite vers 1760, dont les cinq lucarnes ornées pourraient provenir du château ; une pierre tombale datée de 1643, remployée dans cette demeure et portant les armes des familles de Kerhoënt et de Rosmadec, pourrait être celle de Renée de Kerhoënt, et une autre pierre porte les armoiries des Carman de Maillé, des Rosmadec et des Kergournadec'h surmontées de la devise « En dieu est ». Au nord‑ouest, la métairie du château, datable du XIXe siècle, complète l'environnement immédiat des ruines.

Liens externes