Frise chronologique
1724
Reconstruction du château
Reconstruction du château
1724 (≈ 1724)
Début des travaux par la famille Carcaradec.
1914
Statue équestre ajoutée
Statue équestre ajoutée
1914 (≈ 1914)
Œuvre de Geoffroy de Ruillé dans le parc.
31 mai 1946
Première inscription MH
Première inscription MH
31 mai 1946 (≈ 1946)
Protection du château lui-même.
2 juillet 1992
Extension de la protection
Extension de la protection
2 juillet 1992 (≈ 1992)
Parc et fabriques inscrits aux MH.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château : inscription par arrêté du 31 mai 1946 ; Trois allées d'accès, parc avec ses murs de clôture, chapelle et fabriques (pigeonnier, puits, serre, hangar à bateaux, four à pain, glacière) , murs du potager, cour des écuries avec sa statue équestre, écuries et sellerie, basse-cour avec ses communs, douves et étangs : étang de l'abreuvoir, étang de la prairie, trou des brochets, étang du rosier et grand étang (cad. M2 187 à 189, 192, 202, 205 à 210, 218) : inscription par arrêté du 2 juillet 1992
Personnages clés
| Famille Carcaradec - Propriétaires reconstructeurs |
Initie la reconstruction en 1724. |
| Geoffroy de Ruillé - Sculpteur |
Auteur de la statue équestre (1914). |
| Famille Le Gualès - Ancienne famille propriétaire |
Propriétaire historique avant les Carcaradec. |
Origine et histoire
Le château de Kerivon, situé sur l’ancienne commune de Buhulien (aujourd’hui Lannion, Côtes-d’Armor), est une demeure reconstruite à partir de 1724 par la famille Carcaradec, remplaçant un manoir médiéval attesté dès le XIIIe siècle. Ce projet marqua le début d’une transformation majeure, mêlant architecture classique et aménagements paysagers ultérieurs.
Au XIXe siècle, le château fut enrichi par des décors intérieurs en boiseries et un parc redessiné, intégrant des éléments utilitaires et ornementaux : glacière, four à pain, serres, ou encore une statue équestre ajoutée en 1914 par Geoffroy de Ruillé. Les vestiges du XVIIIe siècle (pigeonnier, écuries, hangar à bateaux) furent conservés, illustrant l’évolution d’un domaine seigneurial vers une résidence d’agrément.
Classé Monument Historique en 1946 pour le château, puis en 1992 pour son parc et ses fabriques (chapelle, étangs, allées, communs), l’ensemble témoigne de l’organisation typique d’un domaine aristocratique breton. La propriété, ancienne terre de la famille Le Gualès, reflète les mutations architecturales et sociales entre Ancien Régime et époque moderne.
Le parc, structuré autour de perspectives, d’espaces boisés et de plans d’eau, incarne les principes paysagers du XIXe siècle. Les aménagements (douves, étangs, potager) soulignent le double usage du domaine : lieu de plaisance et exploitation agricole, caractéristique des grandes demeures de l’époque.