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Château de Kerivon à Lannion en Côtes-d'Armor

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Kerivon

    D65
    22300 Lannion
Propriété privée
Château de Kerivon
Château de Kerivon
Crédit photo : J.C EVEN - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1724
Reconstruction du château
1914
Statue équestre ajoutée
31 mai 1946
Première inscription MH
2 juillet 1992
Extension de la protection
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château : inscription par arrêté du 31 mai 1946 ; Trois allées d'accès, parc avec ses murs de clôture, chapelle et fabriques (pigeonnier, puits, serre, hangar à bateaux, four à pain, glacière) , murs du potager, cour des écuries avec sa statue équestre, écuries et sellerie, basse-cour avec ses communs, douves et étangs : étang de l'abreuvoir, étang de la prairie, trou des brochets, étang du rosier et grand étang (cad. M2 187 à 189, 192, 202, 205 à 210, 218) : inscription par arrêté du 2 juillet 1992

Personnages clés

Famille Carcaradec - Propriétaires reconstructeurs Initie la reconstruction en 1724.
Geoffroy de Ruillé - Sculpteur Auteur de la statue équestre (1914).
Famille Le Gualès - Ancienne famille propriétaire Propriétaire historique avant les Carcaradec.

Origine et histoire

Le château de Kerivon, situé sur l’ancienne commune de Buhulien (aujourd’hui Lannion, Côtes-d’Armor), est une demeure reconstruite à partir de 1724 par la famille Carcaradec, remplaçant un manoir médiéval attesté dès le XIIIe siècle. Ce projet marqua le début d’une transformation majeure, mêlant architecture classique et aménagements paysagers ultérieurs.

Au XIXe siècle, le château fut enrichi par des décors intérieurs en boiseries et un parc redessiné, intégrant des éléments utilitaires et ornementaux : glacière, four à pain, serres, ou encore une statue équestre ajoutée en 1914 par Geoffroy de Ruillé. Les vestiges du XVIIIe siècle (pigeonnier, écuries, hangar à bateaux) furent conservés, illustrant l’évolution d’un domaine seigneurial vers une résidence d’agrément.

Classé Monument Historique en 1946 pour le château, puis en 1992 pour son parc et ses fabriques (chapelle, étangs, allées, communs), l’ensemble témoigne de l’organisation typique d’un domaine aristocratique breton. La propriété, ancienne terre de la famille Le Gualès, reflète les mutations architecturales et sociales entre Ancien Régime et époque moderne.

Le parc, structuré autour de perspectives, d’espaces boisés et de plans d’eau, incarne les principes paysagers du XIXe siècle. Les aménagements (douves, étangs, potager) soulignent le double usage du domaine : lieu de plaisance et exploitation agricole, caractéristique des grandes demeures de l’époque.

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