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Château de Kermerzit à Trémel en Côtes-d'Armor

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Kermerzit

  • 1982 Moulin du Pré
  • 22310 Trémel
Château de Kermerzit
Château de Kermerzit
Château de Kermerzit
Château de Kermerzit
Château de Kermerzit
Crédit photo : Crepi22 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
22310 Trémel, 1982 Moulin du Pré

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XVe siècle (vers 1490-1500)
Fondation du manoir
1503
Mention à la Montre de Tréguier
Début XVIe siècle
Agrandissement du logis
1707
Bail de la métairie
Entre 1818 et 1848
Destruction de la galerie
3 juin 1927
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château de Kermerzit (cad. A 789, 791, 792, 794) : inscription par arrêté du 3 juin 1927

Personnages clés

Robert Jourdrain - Seigneur fondateur Premier propriétaire connu, mort en 1418.
Yves (Yvon) Jourdrain (vers 1503) - Seigneur cité à la Montre Doit fournir deux archers en 1503.
Guyon Jourdrain (1556–1607) - Prévôt féodé de Guingamp Inhumé dans l’église de Trémel.
François de Bizien - Seigneur au XVIIIe siècle Loueur de la métairie en 1707.
Saint Yves Hélory de Kermartin - Parenté supposée Lien familial via les Hélory.
Comtesse Stéphanie de Quélen - Propriétaire en 1881 Loue une moitié du manoir.

Origine et histoire du Château de Kermerzit

Le château de Kermerzit, situé à Trémel dans les Côtes-d'Armor, est un manoir seigneurial fondé au XVe siècle par la famille Jourdrain. Ce monument, transformé en ferme au fil des siècles, conserve des éléments architecturaux remarquables comme une porte gothique flamboyante avec armoiries, un colombier du début XVIe siècle, et deux logis de périodes distinctes (fin XVe et début XVIe). La chapelle, aujourd’hui en ruine, était autrefois accessible par une galerie sur arcades reliant les bâtiments. Le site inclut aussi un moulin banal et un étang mentionné dans les archives familiales.

La seigneurie de Kermerzit a appartenu à plusieurs générations de la famille Jourdrain, dont Robert Jourdrain (mort en 1418), Yves Jourdrain (cité en 1503), et Guyon Jourdrain (1556–1607), prévôt féodé de Guingamp. Au XVIIe siècle, la seigneurie passe aux familles de Kerleau, de Tuomelin, puis de Bizien, qui louent la métairie à des cultivateurs locaux dès 1707. Le château est inscrit aux monuments historiques en 1927, reconnaissant sa valeur patrimoniale. Les archives révèlent des détails sur la vie seigneuriale, comme l’obligation pour les métayers de fournir de la paille pour les chevaux du seigneur ou l’usage partagé du four.

L’architecture du château reflète son évolution : le logis primitif (fin XVe siècle) présente une tour d’escalier à linteau en accolade, tandis que le logis secondaire (début XVIe) se distingue par ses lucarnes gothiques flamboyantes ornées de sculptures (lièvres, chiens, choux frisés). Une galerie détruite entre 1818 et 1848 reliait autrefois les bâtiments à une chapelle dotée d’une fenêtre en arc brisé. La tour nord, partiellement arasée, abritait peut-être un logement pour un chapelain. Au XIXe siècle, le manoir est divisé en deux exploitations agricoles, comme en témoignent les baux de 1881 et 1891.

Les sources mentionnent aussi des liens avec des figures locales, comme Saint Yves Hélory de Kermartin (parenté supposée via les Hélory), ou des anecdotes comme le prélèvement de pierres du manoir pour construire l’église de Plounérin au XIXe siècle. En 1925, le château est vendu aux familles Prigent et Louédec, marquant la fin de son histoire seigneuriale. Aujourd’hui, il reste un témoignage de l’architecture manorial bretonne, mêlant fonctions défensives, résidentielles et agricoles.

Le site est protégé pour ses éléments suivants : porte gothique, colombier, logis avec lucarnes sculptées, et vestiges de la chapelle. Les archives (aveux féodaux, baux, cadastres) offrent un éclairage précis sur son occupation, depuis les obligations militaires des seigneurs (comme fournir deux archers en 1503) jusqu’aux détails des contrats de métayage, révélant une micro-histoire de la Bretagne rurale.

Liens externes

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