Frise chronologique
1250
Premier château attesté
Premier château attesté
1250 (≈ 1250)
Occupé par la famille Kérouzéré
1425-1458
Construction du château actuel
Construction du château actuel
1425-1458 (≈ 1442)
Par Jean II de Kérouzéré
1457
Autorisation de fortification
Autorisation de fortification
1457 (≈ 1457)
Donnée par le duc Arthur III
1590
Siège pendant les guerres de Ligue
Siège pendant les guerres de Ligue
1590 (≈ 1590)
Destruction partielle par les Ligueurs
1602
Restauration par Henri IV
Restauration par Henri IV
1602 (≈ 1602)
Dédommagement de 45 000 écus
1883
Classement monument historique
Classement monument historique
1883 (≈ 1883)
Protection officielle du château
1912
Acquisition par la famille de Calan
Acquisition par la famille de Calan
1912 (≈ 1912)
Restaurations au XXe siècle
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château (cad. AK 230) : classement par arrêté du 28 mai 1883
Personnages clés
| Jean II de Kérouzéré - Seigneur et constructeur |
Échanson du duc Jean V |
| Yvon de Kérouzéré - Chevalier croisé (1248) |
Plus ancien seigneur connu |
| Pierre de Boiséon - Propriétaire et défenseur (1590) |
Partisan d’Henri IV |
| Henri IV - Roi de France |
Finance la restauration post-siège |
| Olivier de La Lande de Calan - Propriétaire-restaurateur (XXe) |
Maire de Sibiril et conservateur |
| Maël de Calan - Descendant notable |
Homme politique (Les Républicains) |
Origine et histoire
Le château de Kérouzéré, édifié entre 1425 et 1458 par Jean II de Kérouzéré, échanson du duc Jean V de Bretagne, remplace un premier château attesté dès 1250. Construit sur une motte castrale ancienne, il intègre des éléments défensifs comme des tours rondes, des mâchicoulis et un chemin de ronde crénelé. Le site, initialement doté d’un donjon, était occupé dès 1340 par la famille Kérouzéré, dont Yvon, croisé lors de la Septième croisade en 1248.
En 1457, le duc Arthur III autorise la fortification du lieu, confirmée par des mandements ducaux en 1459 et 1468 sous François II. Le château, conçu comme une courtine flanquée de tours, perd sa tour sud-ouest et une partie de sa courtine sud lors du siège de 1590 par les Ligueurs. Pierre de Boiséon, propriétaire et partisan d’Henri IV, résiste avec des alliés avant de capituler après l’utilisation d’un canon emprunté au seigneur de Tymeur. Le roi compense ensuite les dégâts par un dédommagement de 45 000 écus.
Classé monument historique en 1883, le château passe entre les mains de plusieurs familles nobles par mariages ou ventes, dont les Boiséon (jusqu’en 1682), les du Poulpry, les de Bréhant, et les Audren de Kerdrel. En 1912, il est acquis par la famille de la Lande de Calan, toujours propriétaire aujourd’hui. Olivier de La Lande de Calan, maire de Sibiril pendant la Seconde Guerre mondiale, entreprend des restaurations majeures au XXe siècle pour préserver son caractère médiéval, incluant la chapelle intérieure et les peintures du XVIIe siècle.
L’architecture actuelle combine un logis en L en pierre de granite, des tours rondes à mâchicoulis, et un parc paysager avec colombier du XVe siècle, lavoir, et allée de platanes. Le domaine, ouvert au public, abrite aussi des dépendances classées comme la ferme et le puits. Les douves, comblées au XVIIe siècle, et l’étang, asséché en 1856, témoignent des transformations successives du site.
Le château joue un rôle symbolique dans l’histoire bretonne, notamment comme place forteoyaliste pendant les guerres de Religion. Ses propriétaires successifs, souvent liés à l’aristocratie locale, ont marqué son évolution, comme Henri de l’Estang du Rusquec, maire de Sibiril et auteur d’ouvrages historiques sur le lieu. Aujourd’hui, la famille de Calan y organise des événements culturels, perpétuant son ancrage dans la vie locale.