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Château de l'Abbé à Ventenac-Cabardès dans l'Aude

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de l'Abbé

  • Le Bourg
  • 11610 Ventenac-Cabardès
Château de lAbbé
Château de lAbbé
Château de lAbbé
Château de lAbbé
Château de lAbbé
Crédit photo : Meria z Geoian - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
11610 Ventenac-Cabardès, Le Bourg

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1900
2000
932
Première mention de Ventenac
1184
Partage territorial
1245
Vente des biens d'Aragon
1574
Occupation par les réformés
1589
Contrôle par les Ligueurs
1951
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Donjon : inscription par arrêté du 12 février 1951

Personnages clés

Isarn - Abbé de Montolieu Copossesseur de Ventenac en 1184
Guillaume d'Aragon - Seigneur local Partage le territoire en 1184
Pierre d'Aragon - Propriétaire spolié Biens saisis en 1245
Guillaume de l'Orme - Sénéchal royal Vend les biens à l'abbé

Origine et histoire du Château de l'Abbé

Le château de l'Abbé, situé à Ventenac-Cabardès dans l'Aude, est un édifice médiéval dont les origines remontent aux XIIe, XIIIe et XIVe siècles. Son donjon carré, élément central, domine un passage voûté en berceau et conserve des traces architecturales romanes et gothiques, comme une fenêtre sculptée au deuxième étage. La tradition orale évoque un souterrain reliant le château à Montolieu, bien que cela reste non confirmé.

Ventenac est mentionné dès 932 dans une charte royale en faveur du monastère de Montolieu. Au XIIe siècle, le territoire est partagé entre l'abbé Isarn et Guillaume d'Aragon. Pendant la croisade albigeoise (1209-1229), les biens de Pierre d'Aragon sont confisqués et revendus à l'abbé de Montolieu en 1245. Le château, occupé par les réformés en 1574 puis par les Ligueurs en 1589, illustre les tensions religieuses des guerres de Religion. Son donjon, inscrit en 1951, est le seul élément protégé.

Architecturalement, le donjon combine des caractéristiques défensives (passage voûté, élévation massive) et des aménagements ultérieurs, notamment côté nord-est. Les vestiges d'un bandeau porté par des corbeaux et une corniche romane suggèrent une élévation primitive modifiée. La fenêtre gothique du deuxième étage, avec son chapiteau sculpté, atteste des évolutions stylistiques entre le Moyen Âge central et la fin de la période médiévale.

Liens externes

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