Première mention de Ventenac 932 (≈ 932)
Charte royale pour le monastère de Montolieu
1184
Partage territorial
Partage territorial 1184 (≈ 1184)
Indivision entre l'abbé Isarn et Guillaume d'Aragon
1245
Vente des biens d'Aragon
Vente des biens d'Aragon 1245 (≈ 1245)
Saisie pendant la croisade albigeoise
1574
Occupation par les réformés
Occupation par les réformés 1574 (≈ 1574)
Période des guerres de Religion
1589
Contrôle par les Ligueurs
Contrôle par les Ligueurs 1589 (≈ 1589)
Conflits religieux en Languedoc
1951
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1951 (≈ 1951)
Protection du donjon par arrêté
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Donjon : inscription par arrêté du 12 février 1951
Personnages clés
Isarn - Abbé de Montolieu
Copossesseur de Ventenac en 1184
Guillaume d'Aragon - Seigneur local
Partage le territoire en 1184
Pierre d'Aragon - Propriétaire spolié
Biens saisis en 1245
Guillaume de l'Orme - Sénéchal royal
Vend les biens à l'abbé
Origine et histoire du Château de l'Abbé
Le château de l'Abbé, situé à Ventenac-Cabardès dans l'Aude, est un édifice médiéval dont les origines remontent aux XIIe, XIIIe et XIVe siècles. Son donjon carré, élément central, domine un passage voûté en berceau et conserve des traces architecturales romanes et gothiques, comme une fenêtre sculptée au deuxième étage. La tradition orale évoque un souterrain reliant le château à Montolieu, bien que cela reste non confirmé.
Ventenac est mentionné dès 932 dans une charte royale en faveur du monastère de Montolieu. Au XIIe siècle, le territoire est partagé entre l'abbé Isarn et Guillaume d'Aragon. Pendant la croisade albigeoise (1209-1229), les biens de Pierre d'Aragon sont confisqués et revendus à l'abbé de Montolieu en 1245. Le château, occupé par les réformés en 1574 puis par les Ligueurs en 1589, illustre les tensions religieuses des guerres de Religion. Son donjon, inscrit en 1951, est le seul élément protégé.
Architecturalement, le donjon combine des caractéristiques défensives (passage voûté, élévation massive) et des aménagements ultérieurs, notamment côté nord-est. Les vestiges d'un bandeau porté par des corbeaux et une corniche romane suggèrent une élévation primitive modifiée. La fenêtre gothique du deuxième étage, avec son chapiteau sculpté, atteste des évolutions stylistiques entre le Moyen Âge central et la fin de la période médiévale.