Frise chronologique
XIe siècle
Première mention de la seigneurie
Première mention de la seigneurie
XIe siècle (≈ 1150)
Seigneurie de l'Argentaye attestée dès ce siècle.
1758
Bataille de Saint-Cast
Bataille de Saint-Cast
1758 (≈ 1758)
Engagement du grand-père du commanditaire, anobli en 1816.
1816
Anoblissement familial
Anoblissement familial
1816 (≈ 1816)
Jacques Pierre Rioust anobli pour services militaires.
1835
Début des plantations du parc
Début des plantations du parc
1835 (≈ 1835)
Aménagement paysager autour du futur château.
1836
Plans des grilles et pavillons
Plans des grilles et pavillons
1836 (≈ 1836)
Dessins préparatoires levés cette année-là.
1840
Construction du château
Construction du château
1840 (≈ 1840)
Édification en style néo-classique par Hamon.
1854
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1854 (≈ 1854)
Chapelle Saint-René de style néogothique.
24 décembre 1993
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
24 décembre 1993 (≈ 1993)
Protection de l'ensemble château-parc-dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble formé par le château, le parc, le portail, le mur d'enceinte, les dépendances, la chapelle, le colombier, les pavillons et la ferme (cad. B 64, 104 à 120) : inscription par arrêté du 24 décembre 1993
Personnages clés
| Marie-Ange Rioust de Largentaye - Commanditaire du château |
Fils de Guillemette Hénault, initiateur des travaux en 1840. |
| Jacques Pierre Rioust des Villes-Audrains - Père du commanditaire |
Anobli en 1816, député et maire. |
| Architecte Hamon - Concepteur du château |
Auteur des plans néo-classiques en 1840. |
| Martial Pelfresne - Architecte de la chapelle |
Conçoit la chapelle néogothique en 1854. |
| Guillemette Hénault - Dame de Largentaie |
Mère de Marie-Ange, héritière du domaine. |
Origine et histoire
Le château de l'Argentaye, situé à Saint-Lormel dans les Côtes-d'Armor, est construit en 1840 dans un style néo-classique par l'architecte Hamon, originaire de Saint-Servan. Commandé par Marie-Ange Rioust de Largentaye, il remplace un ancien manoir médiéval dont l'état de conservation était trop dégradé. Le projet initial prévoyait d'intégrer les vestiges du pavillon ouest, mais cette idée fut abandonnée. Le château présente une façade symétrique avec un avant-corps central surmonté d'un fronton triangulaire, et deux ailes latérales. Une galerie à arcades relie l'ensemble au rez-de-chaussée.
La chapelle Saint-René, de style néogothique, est érigée en 1854 selon les plans de l'architecte Martial Pelfresne, connu pour ses réalisations religieuses en Bretagne. Le domaine inclut également des dépendances (fermes, fournil, colombier) et un parc planté dès 1835. Les grilles et pavillons d'entrée, dessinés en 1836, complètent cet ensemble harmonieux, reflétant l'ambition prestigieuse de son commanditaire. Les archives révèlent une collaboration étroite entre Marie-Ange Rioust de Largentaye et les architectes, ainsi que l'intervention d'artisans parisiens.
La seigneurie de l'Argentaye, mentionnée dès le XIe siècle, est associée à la famille Rioust de Largentaye, anoblie en 1816 en reconnaissance des services rendus lors de la bataille de Saint-Cast (1758). Jacques Pierre Rioust des Villes-Audrains, père du commanditaire, fut député, maire et conseiller général des Côtes-d'Armor. Le château, inscrit aux monuments historiques depuis 1993, illustre l'architecture néoclassique bretonne et son intégration dans un paysage paysager du XIXe siècle. Les éléments protégés incluent le logis, le parc, les dépendances, la chapelle et les pavillons d'entrée.