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Propriété privée
175 Allée du Château 38840 Saint-Bonnet-de-Chavagne
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1345
Première mention écrite
Première mention écrite 1345 (≈ 1345)
Maison forte attestée dans les textes.
XIIIe siècle
Construction de la tour ronde
Construction de la tour ronde XIIIe siècle (≈ 1350)
Base la plus ancienne du château.
1517
Testament d'André Ier de La Porte
Testament d'André Ier de La Porte 1517 (≈ 1517)
Mention de la chapelle dans son testament.
1580
Incendie par les protestants
Incendie par les protestants 1580 (≈ 1580)
Destruction pendant les Guerres de religion.
1590
Restauration par André II de La Porte
Restauration par André II de La Porte 1590 (≈ 1590)
Transformations après l’incendie.
1680
Escalier monumental et aile est
Escalier monumental et aile est 1680 (≈ 1680)
Travaux majeurs au XVIIe siècle.
30 décembre 1991
Classement Monument historique
Classement Monument historique 30 décembre 1991 (≈ 1991)
Protection du château et dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château, communs, ferme, puits, grilles, terrasses, pavillons et murs de clôture (cad. B 101, 102, 363, 485, 486, 502 à 505) : classement par arrêté du 30 décembre 1991
Personnages clés
Famille Arthaud - Premiers constructeurs
À l’origine de la tour et du donjon.
André Ier de La Porte - Seigneur et testateur
Fonde la chapelle en 1517.
André II de La Porte - Restaurateur du château
Reconstruction après 1580.
Origine et histoire
Le château de l'Arthaudière trouve ses origines au XIIIe siècle avec une tour ronde, suivie d’un donjon barlong au XIVe siècle, construits par la famille Arthaud. Une maison forte y est attestée dès 1345. Au début de la Renaissance, le site subit des transformations majeures, mais il est incendié en 1580 par les protestants pendant les Guerres de religion. André II de La Porte entreprend sa restauration en 1590, ajoutant une galerie Renaissance et un logis rectangulaire flanqué d’une tourelle.
Au XVIIe siècle, un escalier monumental et des travaux sur l’aile est datent de 1680, tandis qu’en 1726, de nouvelles modifications sont apportées. La tour ronde est surélevée à la fin du XIXe siècle par un volume polygonal en briques. L’aile est, détruite par un incendie vers 1950, témoigne des vicissitudes du monument. Une chapelle fondée au début du XVIe siècle par André Ier de La Porte, mentionnée dans son testament de 1517, abrite un cabinet sécurisé pour les biens précieux des seigneurs.
Les écuries, en plan « L », datent de plusieurs époques, avec une remise aux voitures transformée en espace muséographique. Les jardins, d’inspiration italienne (fin XVIe–début XVIIe siècle), conservent leur structure initiale malgré des aménagements ultérieurs. Le château, ses communs, la ferme et les terrasses sont classés Monuments historiques depuis le 30 décembre 1991, illustrant son importance patrimoniale.
L’édifice mêle ainsi vestiges médiévaux (enceinte quadrangulaire, donjon) et ajouts Renaissance ou classiques (escalier à vis du XVIIIe siècle, surélévation de la tour). Les matériaux, comme les briques de la terrasse ou le calcaire blanc du soubassement, reflètent les évolutions architecturales. Le puits et le bassin en pierre, abrités sous une toiture à l’impériale, complètent cet ensemble historique marqué par les familles Arthaud et La Porte.