Château de l'Arthaudière à Saint-Bonnet-de-Chavagne dans l'Isère
Château de l'Arthaudière
38840 Saint-Bonnet-de-Chavagne
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Propriété privée
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1345
Premier témoignage écrit
Premier témoignage écrit 1345 (≈ 1345)
Première mention écrite de la maison forte de l'Arthaudière.
XIIIe siècle
Construction de la tour
Construction de la tour XIIIe siècle (≈ 1350)
La base de la tour ronde est édifiée.
XIVe siècle
Construction du donjon
Construction du donjon XIVe siècle (≈ 1450)
Un donjon de plan barlong est construit par la famille Arthaud.
1517
Fondation de la chapelle
Fondation de la chapelle 1517 (≈ 1517)
Une chapelle est fondée au bas de la tour, citée dans le testament d'André Ier de La Porte.
1580
Incendie du domaine
Incendie du domaine 1580 (≈ 1580)
Le domaine est incendié par les protestants.
1590
Restauration du château
Restauration du château 1590 (≈ 1590)
André II de La Porte entreprend la restauration du château, notamment le premier étage de l'aile nord.
Début du XVIe siècle
Construction de l'aile ouest
Construction de l'aile ouest Début du XVIe siècle (≈ 1604)
L'aile ouest du château est édifiée.
1680
Construction de l'escalier
Construction de l'escalier 1680 (≈ 1680)
L'escalier monumental est construit et l'aile est est remaniée.
1726
Transformations du château
Transformations du château 1726 (≈ 1726)
D'autres transformations sont intervenues dans le château.
Vers 1950
Destruction de l'aile est
Destruction de l'aile est Vers 1950 (≈ 1950)
L'aile est du château est détruite par un incendie.
30 décembre 1991
Classement du château
Classement du château 30 décembre 1991 (≈ 1991)
Le château et ses dépendances sont classés au titre des Monuments historiques.
Fin du XIXe siècle
Surélévation de la tour
Surélévation de la tour Fin du XIXe siècle (≈ 1995)
La tour ronde est surélevée d'un volume polygonal en briques coiffé d'une terrasse.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château, communs, ferme, puits, grilles, terrasses, pavillons et murs de clôture (cad. B 101, 102, 363, 485, 486, 502 à 505) : classement par arrêté du 30 décembre 1991
Personnages clés
André Ier de La Porte
Seigneur ayant fondé la chapelle au bas de la tour.
André II de La Porte
Seigneur ayant entrepris la restauration du château vers 1590.
Origine et histoire
Le château de l'Arthaudière, ancienne maison forte du XIIIe siècle, se dresse au hameau de l'Arthaudière sur la commune de Saint-Bonnet-de-Chavagne (Isère), à 750 mètres au sud du bourg. Le premier témoignage écrit de la maison forte date de 1345. La tour ronde, dont la base remonte au XIIIe siècle, et un donjon de plan barlong daté du XIVe siècle sont attribués à la famille Arthaud. L'aile ouest a été édifiée au début du XVIe siècle tandis qu'une chapelle fondée au bas de la tour est citée dans le testament d'André Ier de La Porte en 1517. Le domaine a été incendié par les protestants en 1580 ; André II de La Porte entreprend sa restauration vers 1590, notamment le premier étage de l'aile nord. L'escalier monumental et le remaniement de l'aile est datent de 1680, et d'autres transformations sont intervenues en 1726. À la fin du XIXe siècle, la tour ronde a été surélevée d'un volume polygonal en briques coiffé d'une terrasse ; l'aile orientale a reçu un soubassement en calcaire blanc et des chaînes d'angle ont été refaites. L'aile est a été détruite par un incendie vers 1950. Le château et ses dépendances — communs, ferme, puits, grilles, terrasses, pavillons et murs de clôture — sont classés au titre des Monuments historiques par arrêté du 30 décembre 1991. Le bâti conserve quelques vestiges de son enceinte quadrangulaire et se compose principalement d'un logis rectangulaire de la fin du Moyen Âge flanqué d'une tourelle ronde. Lors des transformations de la Renaissance, une galerie à étage fut adossée au mur d'enceinte occidental et à la tour ronde pour assouplir l'allure de l'ancienne maison forte. À la jonction du portique Renaissance et des bâtiments nord, un escalier à vis du XVIIIe siècle a été installé, remplaçant probablement un escalier antérieur appuyé contre le donjon barlong. Au premier étage, au-dessus de la chapelle, se trouve un cabinet de travail protégé par une porte blindée composée d'une porte intérieure en sapin fortement cloutée et d'une seconde porte en fer garnie de noyer. Les écuries, édifiées en plusieurs campagnes, forment un plan en L qui délimite une cour desservie par une grande allée ; un passage cocher surmonté d'un lanternon permettait le transfert des fourrages depuis les greniers. La partie la plus ancienne, la remise aux voitures, accueille aujourd'hui une exposition sur l'histoire du château et des familles qui y ont vécu. À droite de l'entrée de la cour des écuries, un puits à toiture impériale couverte d'écailles métalliques et reposant sur quatre piliers octogonaux intègre un bassin en pierre. Les jardins, d'inspiration italienne, datent probablement de la fin du XVIe ou du début du XVIIe siècle ; leurs aménagements du XIXe et du XXe siècle n'ont pas modifié la structure originelle. Parmi les éléments notables du domaine figurent le pigeonnier dans la cour du cocher, la galerie Renaissance, l'escalier droit et les cheminées de l'aile nord, la porte blindée du cabinet et l'entrée principale à l'est du domaine.