Château de, L'Ebaupinay, 79150 Argentonnay, France
Frise chronologique
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale XVe siècle (≈ 1550)
Bâti par le seigneur de Vendel.
1794
Incendie supposé (légende)
Incendie supposé (légende) 1794 (≈ 1794)
Attribué à la colonne de Grignon.
1898
Classement Monument historique
Classement Monument historique 1898 (≈ 1898)
Protection officielle du château.
2019
Campagne de financement participatif
Campagne de financement participatif 2019 (≈ 2019)
Organisée par Dartagnans pour sa restauration.
février 2025
Acquisition par un couple
Acquisition par un couple février 2025 (≈ 2025)
Nouvelle vocation : brasserie et gîtes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Seigneur de Vendel - Propriétaire et commanditaire
A fait construire le château.
Stéphane Berhault - Architecte du patrimoine
Conteste la thèse de l’incendie.
Famille Corbière - Ancien propriétaire (XIXe-XXIe)
A possédé le château jusqu’en 2024.
Origine et histoire
Le château de l'Ébaupinaye, aussi appelé Ébaupinay, est un ancien château féodal situé au Breuil-sous-Argenton, dans la commune d'Argentonnay (Deux-Sèvres). Construit au XVe siècle par le seigneur de Vendel, il présente une architecture gothique tardive marquée par cinq tours élégantes et un logis carré entouré de douves encore remplies d’eau. Son histoire est liée à des légendes locales, comme celle d’un incendie en 1794, attribuée à la colonne de Grignon, mais cette thèse est contestée par des experts, dont Stéphane Berhault, qui évoquent plutôt un démantèlement progressif pour récupérer les matériaux.
Contrairement à la légende de l’incendie, les traces d’enduits intérieurs au dernier étage suggèrent une destruction méthodique : charpentes et planchers ont été retirés pour être réutilisés dans des constructions voisines. Classé Monument historique en 1898, le château a été propriété de la famille Corbière depuis le XIXe siècle. En 2019, une campagne de financement participatif (Dartagnans) a tenté de le sauver, mais sa revente en 2024 pour moins de 650 000 € a suscité une polémique, lésant 11 000 contributeurs ayant versé 1,2 million d’euros.
Acquis en février 2025 par un couple, le château entame une nouvelle vie avec des projets concrets : une brasserie déjà opérationnelle dans la cour, des gîtes et une salle de réception prévus pour 2026. Son architecture, avec ses mâchicoulis, ses lucarnes triangulaires et ses tours de garde, en fait un témoignage rare du patrimoine médiéval tardif en Nouvelle-Aquitaine. Les douves, toujours en eau côté nord et est, ainsi que les communs autrefois abrités dans la cour, rappellent son rôle défensif et seigneurial.
Le site, ouvert au public via ces nouvelles activités, cherche à concilier préservation et modernité. Les anciens enduits intérieurs, visibles au dernier étage, et le portail démonté de la cour témoignent des transformations subies au fil des siècles. Malgré les controverses récentes, le château reste un symbole du patrimoine local, entre mémoire féodale et reconversion touristique.