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Château de l'Échasserie à La Bruffière en Vendée

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de l'Échasserie

  • L'Échasserie
  • 85530 La Bruffière
Château de lÉchasserie
Château de lÉchasserie
Château de lÉchasserie
Château de lÉchasserie
Château de lÉchasserie
Château de lÉchasserie
Château de lÉchasserie
Château de lÉchasserie
Crédit photo : Llann Wé² - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
85530 La Bruffière, L'Échasserie

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1235
Propriété des Sauvage de Cugand
XIe-XIIe siècles
Origines du donjon
1250-1738
Période Charbonneau
13 mars 1793
Exécution de Servanteau
octobre 1793
Destruction par Kléber
1806
Acquisition par les Richard de la Vergne
20 octobre 1971
Classement partiel
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et toitures de la tour carrée, de la tour du guet et de la tour Chandelier (cad. H 313) : inscription par arrêté du 20 octobre 1971

Personnages clés

Guillaume Sauvage - Seigneur du XIIIe siècle Donateur aux Templiers de Clisson en 1235.
Famille Charbonneau - Propriétaires (1250-1738) Noble lignée poitevine pendant cinq siècles.
Charles André Augustin Marie Servanteau de l'Échasserie - Maire de La Bruffière (1793) Exécuté pour double jeu révolutionnaire.
Jean-Baptiste Kléber - Général républicain A incendié le château en 1793.
François Richard de La Vergne - Archevêque de Paris (XIXe) Héritier et reconstructeur partiel du château.

Origine et histoire du Château de l'Échasserie

Le château de l'Échasserie, situé à La Bruffière (Vendée), trouve ses origines dans un donjon de bois du XIe siècle, érigé comme avant-poste défensif aux limites des marches de Bretagne, d’Anjou et du Poitou. Son nom, d’origine gallo-romaine (« la chaussée »), évoque sa position le long d’une voie romaine reliant Tiffauges à Saint-Georges-de-Montaigu. Au XIe siècle, il est reconstruit en pierre pour résister aux invasions normandes. La famille Sauvage de Cugand en devient propriétaire en 1235, avant que Guillaume Sauvage n’en cède des revenus aux Templiers de Clisson. En 1250, la famille Charbonneau, alliée à la noblesse poitevine, s’y installe pour près de cinq siècles, jusqu’en 1738.

Pendant la Révolution, le château est au cœur de violences locales. Charles André Augustin Marie Servanteau de l’Échasserie, maire de La Bruffière et ancien chevau-léger du Roi, est exécuté le 13 mars 1793 par des antirévolutionnaires pour son double jeu entre Bleus et Blancs. En octobre 1793, le général Kléber incendie le château et une partie du village lors d’une expédition punitive. Seule une tour subsiste. Le domaine passe en 1806 à Louis Richard de la Vergne, dont le fils, François Richard de La Vergne (futur archevêque de Paris), en hérite. La transmission se poursuit via les femmes de la famille, jusqu’aux actuels propriétaires, du Rosel de Saint-Germain.

L’architecture actuelle mêle vestiges médiévaux et reconstructions postrévolutionnaires. Le polygone irrégulier à cinq côtés, flanqué de tours rondes et carrées, est ceint de douves en eau. Le logis seigneurial du XIXe siècle, bâti avec les pierres de l’ancien, abrite une cheminée du XVe siècle. La chapelle, détruite pendant la Révolution, est reconstruite au XIXe siècle, tandis que les écuries et la courtine datent de la même période. Depuis 1971, trois tours (carrée, du guet et Chandelier) sont classées à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Liens externes

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